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Electric Ladyland (The Jimi Hendrix Experience), ou la croisière d’un Capitaine Nemo psychédélique

Au cours de l’année 1967, l’Experience mené par Hendrix a donné pas moins de 255 concerts en Europe et aux Etats-Unis et enregistré deux albums. Are You Experienced et Axis: Bold As Love. Or, 1968 s’annonce sous les mêmes auspices. Pour tenir le coup, le groupe a recours à une multitude de drogues. Au point que le batteur Mitch Mitchell se promène en permanence avec une mallette compartimentée dans laquelle on trouve des amphétamines, des somnifères et du speed. Pris dans cette spirale, Jimi disjoncte.

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The Dark Side Of The Moon (Pink Floyd), chef-d’œuvre floydien

Lorsque EMI publie The Dark Side Of The Moon le 24 mars 1973, d’innombrables fans du Floyd en ont déjà entendu des extraits. Peu d’entre eux se doutent que ces nouveaux titres de leur groupe fétiche se vendront à plus de 25 millions d’exemplaires et que Pink Floyd deviendra un dinosaure, un titan mondial, presque une marque déposée. A l’époque de l’enregistrement de son chef-d’œuvre Pink Floyd Dark Side Of The Moon, les Floyds sont encore un groupe underground planant qui compte toujours des rivaux comme Soft Machine et voient pointer sur leur gauche une turbulente jeune génération (Genesis. Yes).

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Pump Up The Volume, bande originale culte de rock indé débraillé 90s

Pump Up The Volume a été très bien accueilli par la critique et a permis d’imposer Christian Slater comme l’un des acteurs les plus prometteurs de sa génération. Mais surtout, la B.O. du film a permis à des tas d’adolescents à travers le monde de découvrir des artistes qui allaient devenir des références majeures dans les années à venir.

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Abbey Road (The Beatles), l’ultime opus des Fabs four

Sur la pochette, pas de titre ni de nom de groupe. Kosh, le directeur artistique qui a orchestré ce visuel légendaire, a justifié son choix lors d’une interview pour la BBC en 2009, à l’occasion du quarantième anniversaire de la sortie The Beatles Abbey Road : “Je leur ai assuré qu’on n’avait pas besoin d’écrire le nom du groupe sur la pochette. Ils étaient le groupe le plus célèbre du monde, après tout.

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Transformer (Lou Reed), le meilleur album de David Bowie ?

Après quatre albums officiels du Velvet Underground, Lou Reed, exsangue, fauché et humilié par les échecs systématiques, finit en 1970 par laisser le groupe à la dérive, qui sortira même sans lui un ultime album, Squeeze, en 1973. Battu, abattu, il songe à tout abandonner, pour reprendre l’entreprise paternelle de comptabilité. Pour gagner de l’argent de poche et financer des régimes alimentaires qu’il a décidé d’opposer à son hygiène de vie chaotique, il ramasse les poubelles sur les plages de Long Island, gère de la paperasserie pour son père.

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Carlos Santana, guitariste aux riffs extatiques et pionnier du Latino-Rock

Carlos Santana, guitariste au jeu immédiatement identifiable, bouillonnant et lyrique, est l’un des rares musiciens non occidentaux à avoir su se frayer un chemin dans la jungle impitoyable du show-business international. Ses origines latines, la salsa et tous les tropicalismes nourrissant en permanence son inspiration, son goût avéré pour une certaine forme de jazz aventureux (d’inspiration coltranienne), auront incité plusieurs générations de jeunes fans à s’intéresser eux aussi à ces expressions de la marge.

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Exile on main street (The Rolling Stones), une jungle marécageuse de riffs

Habitées par le blues et la soul, les chansons de ce double album célèbrent avec une ferveur lascive les joies de l’âme.Si Sticky Fingers était l’album à la braguette magique, les Stones d’Exile on Main Street semblent en pleine panne des sens – la langue, ils la tirent encore, mais d’épuisement. Le refrain de la chanson d’ouverture, Rocks Off, donne d’ailleurs la clé de ce qui, en mai 1972, sonne comme un album de reprises mal fagotées : “Je n’arrive plus à jouir que lorsque je rêve”, se lamente Jagger.Exile on Main Street offre effectivement une recension des pollutions nocturnes et rêves humides des Stones provoqués par les musiques afro-américaines.

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Beggars Banquet (Rolling Stones), le diable en affection

Quand on y repense, s’il n’y avait pas eu l’intensité de l’exercice folk-blues et le plaisir procuré par ce chant malicieux retrouvant ses vieux accents de plagiaire, on aurait pu aisément rigoler du côté peu crédible des paroles de No Expectations. “Once I was a rich man/Now I’m so poor” : difficile de s’imaginer celui qui les interprète en pauvre bougre ruiné.

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Elephant (The White Stripes), un blues-punk féroce

Enregistré à Londres, le quatrième album des White Stripes reste à ce jour leur réussite absolue. Le concept d’un simple duo, guitar’n’drums, réussissant à imposer son boucan sonique à quatre millions d’acheteurs dans le monde n’était pas évident. Efficace, le disque est porté par un remarquable single, “Seven Nation Army”.

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Rides again (The James Gang), chef d’œuvre bicéphale

Après un premier album au succès mitigé, Fox, Walsh et Peters – The James Gang- retournent sans tarder en studio en novembre 1969. C’est au Record Plant de Los Angeles, studio d’enregistrement ultra moderne et toujours sous la houlette de Bill Szymczyk, que nos compères gravent ce chef d’œuvre bicéphale, une première partie électrique et une seconde semi-acoustique.

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Sticky Fingers (The Rolling Stones), l’album des deux Mick

À bien des égards, Sticky Fingers marque un nouveau départ pour le groupe : c’est le premier album à paraître sur son propre label, Rolling Stones Records, et le premier enregistré avec Mick Taylor qui vient de rejoindre le groupe. Outre son jeu de guitare, il est l’artisan avec Jagger de nombreuses chansons. C’est un peu « l’album des deux Mick ».

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Is this it (The Strokes), colérique et nerveux comme une moderne frustration

L’histoire commence dès l’été 2000. Un booker travaillant au club Mercury Lounge de Manhattan repère un jeune groupe rock’n’roll local avec vingt-six concerts sous la ceinture. Ce qui frappe Ryan Gentles, qui va devenir manager des cinq garçons, c’est que « dans la plupart des groupes, Il y a un type concerné et trois autres qui ont l’air d’être dans d’autres formations. Mais eux avaient la bonne attitude. Les cinq faisaient tout ce qui était en leur pouvoir pour que ce groupe marche. Et ça fonctionnait… ”

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White album (The Beatles), une auberge espagnole où le pire côtoie le meilleur

Durant les cinq mois qu’il fallut à John, Paul, George et Ringo pour enregistrer le “Double Blanc ” leur producteur, le bon George Martin, s’arracha pratiquement ce qu’il lui restait de cheveux neigeux. Etrange affaire : pour les fans, ce disque aurait dû être le meilleur Beatles de tous les temps. Et pour cause : c’était le double. Mais voilà bien ce qui gênait George Martin : ce disque n’était qu’une série de mauvais coups, croches dans le dos et pétages de plombs.