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The James Gang

Never love alone
The James Gang Posted on 18 septembre 2012Leave a comment
Never love alone

L’histoire du rock progressif ne se limite pas aux grands noms évoqués régulièrement au fil des chroniques. De nombreuses formations dites « crossover » ont également œuvré pour la postérité, mélangeant les genres musicaux.

Ainsi, les américains the James Gang, avec leur heavy-blues à l’anglaise et un son funky lourd, ont honorablement contribué à la progression de la musique « rock’n folk ».

Du quintette au power trio

Formé à Cleveland (Ohio) en 1966 sur les cendres de la British Invasion et du British Blues Boom, le James Gang connaitra moult remaniements durant sa brève existence (de 1966 à 1977). Initialement composé du batteur Jim Fox et d’amis étudiants de la Kent State University, il est d’abord conçu comme un quintette. Il sera rapidement réduit à un power trio complété par le bassiste Tom Kriss et le guitariste Glen Schwartz.

Au commencement, Jim Fox à la batterie, Tom Kriss à la basse, le guitariste Ronnie Silverman, le claviériste Phil Giallombardo, et le guitariste Greg Grandillo rapidement remplacé par Dennis Chandler. Bill Jeric remplace ensuite Silverman parti faire son service militaire. Après le départ de Chandler, le groupe met en vedette Glen Schwartz. Ces formations n’ont malheureusement jamais rien enregistré officiellement. Tournant dans le Midwest des États-Unis, le groupe gagne localement une solide réputation de groupe de scène.

En Janvier 1968, Joe Walsh, venant d’un groupe appelé The Measles, remplace Schwartz après que celui-ci ait quitté le Gang pour déménager en Californie rejoindre le groupe Pacific Gas And Electric. Le groupe continue de tourner à cinq pendant quelques temps jusqu’à ce que Phil Giallombardo quitte le Gang. Jeric et Walsh travaillent alors ensemble sur les parties de guitare, mais Jeric finit par partir au Printemps 1968, remplacé par Ronnie Silverman alors libéré du service.

Detroit : le concert décisif

Mai 1968. Le groupe joue un concert à Detroit, à la Grande Ballroom de Motown en ouverture de Cream. A la dernière minute, Silverman informe les autres qu’il ne se joindra pas à eux pendant le spectacle.

Le groupe a désespérément besoin de l’argent du concert afin d’acheter de l’essence pour rentrer au bercail. Ils prennent la scène comme un trio se disant que si Cream pouvait le faire, alors ils le pouvaient aussi. Cette nuit-là, le groupe renaît à sa classique (et la plus connue) formation en trio où Walsh re-dynamise le groupe avec des instrumentaux innovants.

Dans la mouvance de Cream, le trio devient rapidement le groupe number one de l’Ohio, écumant les club de l’Etat, jouant 3 heures par soir, 6 soirs par semaine.

Les premiers enregistrements

En 1969, le groupe composé alors de Jim Fox, Tom Kriss et Joe Walsh enregistre son premier album “Yer ‘Album”. Produit par Bill Szymczyk, l’album atteint la 83ème place dans les Billboard Charts. Ce modeste succès leur permet de tourner avec Fleetwood Mac, et notamment à la Boston Tea Party.

Plus tard, en 1969, Bill Szymczyk, étant coordonnateur de musique pour le film ‘Zachariah’, une sorte de “western rock” basé sur le roman Siddhartha d’Hermann Hesse, il obtient le James Gang pour incarner son propre rôle et deux nouveaux titres, “Laguna Salada” et “Country Fever”, sont enregistrées pour le film. Au moment de l’enregistrement de celles-ci, Walsh était fatigué d’être à la fois le guitariste principal et le chanteur. Un nouveau chanteur, Kenny Weiss, est introduit afin que Joe puisse se concentrer sur son jeu de guitare.

Weiss chante sur “Country Fever”, mais il a complètement disparu au moment où le groupe prend l’avion pour le Mexique pour apparaître dans le film.

Le « James Gang Rides Again »

En 1970, le trio se lance dans l’enregistrement d’un second disque. Beaucoup plus abouti, « Rides Again » est avant tout un brûlot électrique mêlant heavy-blues à l’anglaise, et un son funky lourd. Le mélange est explosif. Il comprend notamment le titre culte “Funk # 49” qui rentre dans le Top 20, ainsi que le classique “The Bomber”. A partir de cet enregistrement, Tom Kriss est remplacé par Dale Peters à la basse.

S’en suit une tournée en Grande-Bretagne en première partie des Who. Au début des années 70, le James Gang est devenu l’un des groupes de Hard Rock les plus en vue des Etats Unis.

Une suite en dents de scie

Après deux albums, “Thirds” (avec le simple “Walk Away”), très réussi, et l’album live “James Gang Live in Concert”, Walsh quitte le groupe fin 1971 pour une carrière solo et, plus tard, rejoindre The Eagles.

Le chanteur Domenic Troiano qui a acquis une certaine notoriété dans la région de Toronto avec un groupe appelé Mandela, rejoint alors the James Gang. Les enregistrements qui vont suivre sont loin d’être à la hauteur des premiers opus. Le son se fera, progressivement, plus FM commercial.

Considéré à tort comme un groupe de seconde zone, The James Gang, au fil de ses 10 albums et de ses line-up différents, principalement le trio composé de Joe Walsh, nous a offert une musique colorée, empreinte de psychédélisme, hard rock, boogie, blues, folk, country, jazz, classique.

Si le James Gang n’a jamais connu un énorme succès commercial, la célébrité remporté par le guitariste Joe Walsh a, depuis, rendu sa notoriété au groupe.

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