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Mélodie en soul-sol Paris 70’s, du rare groove made in France

Never love alone
Mélodie en soul-sol Paris 70’s, du rare groove made in France Posted on 4 septembre 2020Leave a comment
Never love alone

L’histoire de mélodie en soul-sol débute dans l’atmosphère voluptueuse du paris des années 70. Ce premier album, mélodie en soul-sol paris 70’s lève le voile sur une collection riche et précieuse d’enregistrements inédits soul, jazz, funk français. Des titres totalement inconnus tels que « Saramina » ou encore Sand and rain (Nancy Holloway), des lignes de basses assassines, du Fender Rhodes, des arrangements de cordes surréalistes, de la guitare wah-wah, des ensembles de cuivres efficaces réalisant ainsi la fusion parfaite entre musique populaire et jazz.

Ces orchestrations et ces arrangements précis et subtiles, ces mélodies diaprées, envoûtantes et authentiques, mettent en lumière des hommes de génie : Martial Solal, Daniel Janin, Vladimir Cosma… mais aussi des musiciens animés d’une force mystérieuse (Nancy Holloway) qui ne pouvaient rester plus longtemps inconnus. En d’autres termes, des mélodies en soul, savantes, dansantes et cérébrales qui ne pouvaient que ressurgir du sol.


Mélodie en soul-sol Paris 70’s
Nancy Holloway

Nancy Holloway

Figurant sur les titres Sand And Rain et It hurts so bad, Nancy Holloway, surnommée « la bombe noire du rythme » est originaire de Cleveland dans l’Ohio. A 17 ans, elle quitte l’Ohio et traverse les États-Unis pour se lancer dans une carrière de danseuse et signe bientôt son premier contrat dans un music hall new yorkais. C’est en France, où elle part initialement pour passer des vacances, que Nancy démarre sa carrière de chanteuse.

Un soir elle parie avec des amis qu’elle est capable de chanter sur la scène du mars club à paris. Grâce a son sens inné du rythme et de l’improvisation, elle est engagée le soir même. En 1959, Nancy commence à se produire au moulin rouge. En 1963 sa chanson « t’en va pas comme ça » (une version française de « don’t make me over » de dionne warwick) remporte un franc succès se vendant à plus de cinq millions d’exemplaires.

Mélodie en soul-sol Paris 70's
Nancy Holloway – Mélodie en soul-sol Paris 70’s

Nancy fait un véritable tabac sur scène et devient une star. Elle côtoie alors les plus grands artistes de l’époque : Quincy Jones, Billie Holiday, Ella Fitzgerald, Sidney Poitier, Simone Signoret, John Cassavates, Peter Sellers, Ava Gardner, Franck Sinatra…

Dans les années 70, Nancy crée intégralement son propre spectacle (costumes, chorégraphie…) et tourne dans le monde entier. Infatigable, on la retrouve également dans plusieurs films aux côtés de Michel Serrault, Jean Marais, Laurent Terzieff et bien d’autres. Dans les années 80, Nancy décide de revenir à ses racines dans l’Ohio. elle redémarre une carrière solo dans le jazz, son premier amour.

JC Pierric

Maître d’œuvre et complice de cet opus, JC Pierric est un directeur artistique affranchi. Il a fait partie pendant 17 ans du générique de l’émission 7/7 animée par Anne Sinclair. Il a composé celui de l’émission télé foot et travaillé pour Philippe Bouvard (l’homme du jour) et Julien Lepers (la valise).

Sa discographie est impressionnante : plus de 1000 titres enregistrés dont certain avec l’incontournable Daniel Janin et d’autres que l’on peut découvrir sur Goldchild ou Harlem pop trotters avec François Rolland.

Mélodie en soul-sol Paris 70's
Daniel Janin – Mélodie en soul-sol Paris 70’s

Daniel Janin

Autre artisant de cet album, le chef d’orchestre, compositeur et arrangeur Daniel Janin qui collabore de 1961 à 1964 avec Bruno Cocatrix à l’Olympia de Paris où il accompagne de grandes vedettes internationales telles que Marlène Dietrich, Edith Piaf, Paul Anka, ainsi que Jacques Brel, et bien d’autres encore. Spécialiste des grands orchestres, il a sous sa direction 18 musiciens.

Avec à son actif plus de quarante années d’expérience et de travail en étroite collaboration avec son équipe, Daniel Janin et son orchestre ont acquis une solide réputation et continuent encore aujourd’hui d’œuvrer pour le meilleur de la musique.

Entre 1965 et 1970, il compose pour la télévision (génériques de feuilleton, d’émissions de variété, du journal télévisé). Quelques mois plus tard, il part enregistrer avec ses musiciens l’album de la célèbre Nancy Holloway à Cologne en Allemagne. il y rencontre Carmen Mc Rae, Venny Bailley, Kenny Clark et François Bolland.

Fort de son expérience du studio, de la scène et du music-hall, tant au niveau de la direction d’orchestre que de l’écriture musicale, il décroche des contrats en Suède, Norvège, Belgique, Suisse et Hollande. Le son, la couleur particulière de Daniel Janin sont nés. Nombre d’artistes et d’articles de journaux le comparent alors à Quincy Jones.

Mélodie en soul sol sera fier de présenter l’unique album inédit de 1974 : Daniel Janin son orchestre présente dinha mantha’s power, dans lequel figure “sand & rain » avec Nancy Holloway.

En 1975, Daniel Janin commence l’année avec succès, signant un contrat en tant que directeur musical, arrangeur et chef d’orchestre avec une maison de disques très populaire, « les treteaux », où il rencontre l’ami j.c pierric. Très vite, ils collaborent ensemble sur des enregistrements prestigieux tel que black night ou fat fat fellow, d’ores et déjà samplés outre-atlantique.

Mélodie en soul-sol Paris 70's
Robert Viger – Mélodie en soul-sol Paris 70’s

Robert Viger

Fondateur du désormais célèbre label MPI (label dédié à la composition d’œuvres spécialement conçues et enregistrées pour l’illustration sonore d’émissions télé et radio ou pour le cinéma) à la fin des années 60, Robert Viger a composé une myriade de musiques de films et téléfilms.

Pour Serge Gainsbourg, qui compte parmi ses amis, il a composé la musique de « la valse de l’au revoir », dont serge a signé les paroles. Robert Viger a collaboré avec les plus grands, de Martial Solal, Vladimir Cosma à Nancy Holloway sans oublier Manu Dibango. Il a écrit la musique de plusieurs séries télé dont « la terre » pour Haroun Tazieff, qui est l’une des plus célèbres.

En presque quarante années consacrées à un métier qui le passionne, Robert Viger, fidèle en amitié, s’est imposé comme un chef d’équipe doublé d’un producteur et compositeur de talent. En 1972, il compose en compagnie de Daniel Janin, « nobel tower », petit joyau qui figure sur mélodie en soul sol, paris 70’s.

Mélodie en soul-sol Paris 70's
Martial Solal – Mélodie en soul-sol Paris 70’s

Martial Solal

Pianiste, compositeur, arrangeur et chef d’orchestre, Martial Solal débute au piano à l’âge de six ans et se passionne pour le jazz qu’il étudie avec le saxophoniste lucky starway. Dès 1945, Martial Solal devient musicien professionnel à Alger.

En 1950, il arrive à paris où il commence sa carrière de soliste trois ans pus tard, se produisant au club saint germain et au blue note. En 1956, «. enregistre son premier album solo. Lors d’un voyage à new york, il crée la surprise et enthousiasme
le public de l’hocory house, le plus ancien club de jazz de new york où il rencontre Eroll Garner, Eddy Wilson, Ray Bryant, Bill Evans et Quincy Jones. il vit alors un véritable rêve. il est encensé par la presse qui le qualifie de « maître incomparable du moderne jazz français » et fait la couverture du Time.

En 1962, le public du newport festival, pourtant réputé difficile, est définitivement conquis. En tant que pianiste, Martial Solal se révèle à la fois très original et perfectionniste. Expert dans l’art d’approfondir toute la palette sonore de son instrument, il fait preuve d’un remarquable talent d’improvisateur. Il enregistre avec les plus grands, notamment Lee Konitz, Sidney Bechet, django reinhardt, art farmer, Stéphane Grapelli, Michel Portal…

Il compose également de nombreuses musiques de films telle que celle de « à bout de souffle » en 1959. Orchestrateur autodidacte et musicien de génie, Martial Solal a bouleversé de façon décisive l’histoire du jazz en France et en Europe
comme en témoigne « un train vaut mieux que deux tu l’auras », enregistré en 1974 au studio comédie des champs-élysées.

Source : notes sleeves

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CREDITS :

1 – Daniel Janin Et Son Orchestre – « Saramina » (D. Janin, J. C. Pierric)
2 – Daniel Janin – « The Little Green Man Walk » (D. Janin)
3 – Daniel Janin & Nancy Holloway – « Sand And Rain » (D. Janin, N. Holloway)
4 – Vincent Geminiani Ophis – « Le Serpentaire » (Vincent Geminiani)
5 – Daniel Janin – « Black Night » (D. Janin, J. C. Pierric)
6 – Daniel Janin – « Hep Taxi » (D. Janin)
7 – Vladimir Cosma – « Black Flowers » (Vladimir Cosma)
8 – Claude Vasori – « Fantomaniac » (C. Vasori)
9 – Daniel Janin, Son Orchestre Et Ses Chanteurs – « Fat Fat Fellow » (D. Janin, J. C. Pierric)
10 – Nancy Holloway – « Hurt So Bad » (H. Bobby, W. Robert, R. Teddy)
11 – Martial Solal – « Un Train Vaut Mieux Que Deux Tu L’Auras » (Martial Solal)
12 – Vincent Geminiani – « Insidieusement Les Elfes » (Vincent Geminiani)
13 – Daniel Janin & Jean-Claude Pierric – « Goose Skin » (D. Janin, J. C. Pierric)
14 – Claude Vasori – « Punching Ball » (C. Vasori)
15 – Daniel Janin & Robert Viger – « Nobel Tower » (D. Janin, Robert Viger)
16 – Daniel Janin – « Trumpet Flower » (D. Janin)

Never love alone

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