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Histoire de Melody Nelson (Serge Gainsbourg), onirique, symphonique, érotique, mythique

Après le succès de je t’aime moi non plus, Serge Gainsbourg l’avoue : il est temps de passer aux choses sérieuses. Et les choses sérieuses, c’est un concept-album comme la pop en délivre alors, de Sgt. Pepper’s (Beatles) à la Mort d’Orion (Gérard Manset) en passant par le double album Amour Anarchie de Léo Ferré. Les choses sérieuses, c’est de s’imposer à part entière comme interprète, de ne plus se disperser dans les œuvres de commande.

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L’Ecole du micro d’argent (IAM), contestation sociale sur fond de références mythologiques

Sur 16 pistes, les Marseillais dépeignent leur univers, un monde où la contestation sociale se fait sur fond de références mythologiques et de clins d’œil cinématographiques, avec un brin de déconnade et de gouaille marseillaise. Tout comme le Wu-Tang Clan, IAM s’inspire d’un pan de la culture asiatique et mélange plusieurs références aux arts martiaux avec son propre attrait pour la mythologie et l’histoire du bassin méditerranéen.

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Jane Birkin & Serge Gainsbourg, je t’aime moi non plus, 69 année érotique…

Depuis 1958, date de sortie de son premier disque, Serge Gainsbourg va et vient entre ses fantasmes. Il érotise au passage la saison 69 d’un coup de rein pénétrant avec ce dixième album. Jane Birkin Serge Gainsbourg s’ouvre sur Je t’aime… et s’en prend, au premier chef, à toutes sortes de bestiaires façon zoo de Vincennes : Orang-Outan, Le canari est sur le balcon.

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B.O. d’Alain Goraguer la Planète Sauvage, référence absolue de pop psyché avant-gardistes

Manifeste SF à mi-chemin entre les résidus de la culture hippie et le surréalisme visuel de Terry Gilliam, la fable politico-humaniste de René Laloux, du point de vue de l’animation, a subi les outrages du temps. En revanche, la bande-son d’Alain Goraguer la Planète sauvage fait toujours l’objet d’un culte vivace pour toute une génération de défricheurs sonores.

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Moon Safari (Air), la bande originale d’un film à imaginer

Comme le Homework de Daft Punk, le premier Air fait partie de ces albums dont les vidéos promotionnelles prolongent l’histoire et soulignent délicatement l’état d’esprit. Si les clips tirés des singles de Moon Safari sont d’indispensables compléments visuels aux morceaux du duo français, c’est parce qu’ils sont signés par le réalisateur et graphiste américain Mike Mills, également responsable de toutes les pochettes d’Air première époque, mais aussi du film sur la première tournée internationale du groupe, Eating, Sleeping, Waiting and Playing.

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Bonnie and Clyde (Serge Gainsbourg/Brigitte Bardot), une ode à la modernité pop

Quand l’été de l’amour frappe à la porte de Serge Gainsbourg, compte tenu du fait que le gars se réveille rarement avant 3 h de l’après-midi, nous présumerons que nous sommes dans les alentours de 17 h 30. Nous sommes, par ailleurs, le vendredi 2 juin 1967, jour de la Sainte-Blandine, une jeune fille jadis dévorée par les lions, comme le sieur Gainsbourg l’avait été par des bergers allemands pour les besoins d’un péplum de série B, sorti une demi-douzaine d’années plus tôt.

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Prose Combat (MC Solaar), oscillation élégante entre commentaire social et tranches de vie

Signé chez Polydor sur la foi de trois démos enregistrées avec le DJ Jimmy Jay dans le sous-sol d’un labo de chimie à Noisy-le-Sec, Solaar est le pur produit de la culture rap telle qu’elle s’exprime au début des années 90 : le leader d’une bande de potes, le Posse 501, qui bricole ses musiques et ses lyrics sans se soucier d’argent, de gloire ou de disques d’or.

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B.O. de « l’affaire Thomas Crown » (Michel Legrand), presque un film musical

« J’arrivais en Amérique dans le but de vivre de nouvelles aventures après dix ans de cinéma français avec la Nouvelle vague ». Quatorze ans après ses débuts de compositeur pour l’image avec les Amants du Tage (1954) d’Henri Verneuil, Michel Legrand, encore auréolé du formidable succès des Parapluies de Cherbourg et des Demoiselles de Rochefort, se donne le challenge de l’Amérique.

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Bande originale de Saturday Night Fever (Bee Gees), disco quintessence

En 1975, les Bee Gees sont en passe de devenir des has-been. Dix ans après un départ fulgurant semé de balles comme I Started A Joke, Love Somebody ou Massachussets, le groupe a épuisé toutes ses cartouches dans un chef-d’œuvre méconnu (« Odessa ») pour se retrouver à la traîne des modes, entre soul délavée et pop essorée (« Trafalgar »). Seulement, les Australo-britanniques sont du genre persévérants.

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Aux armes et caetera (Serge Gainsbourg), phrasé « talk over » et rythmiques reggae

À l’époque où Serge Gainsbourg décide d’enregistrer aux armes et caetera, sa cote d’amour navigue à marée basse, ses derniers disques – Rock Around the Bunker, L’homme à tête de chou – étant autant d’échecs commerciaux. Seule sa maison de disques Philips semble encore croire en lui en tant qu’interprète. L’année d’aux armes et caetera, en 1979, Serge Gainsbourg écoute du reggae et aime vraiment cette musique : « C’était mon époque reggae, j’en avais marre de Londres, je suis parti après la mort des Sex Pistols… je me suis cassé et j’ai pris les musicos de Tosh et la femme de Marley. J’ai fait deux 33T avec eux, le premier à Kingston et le second à Nassau.

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Daft punk Homework , le groove synthétique

Sur les contreforts de la butte Montmartre, une avenue bordée de platanes. Une grille où l’on sonne pour accéder a un restaurant huppé. On repère enfin la fenêtre que l’on cherchait, entourée de deux immenses frênes. Derrière cette lucarne, les Daft Punk, Guy Manuel de Homem-Christo, alors âgé de 22 ans, et Thomas Bangalter, 21 ans, ont conçu leur premier album.