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Breezin (George Benson), un jazz instrumental funky et léché

George Benson Breezin

Si Warner eut fort à faire pour arracher Benson à Creed Taylor (alors producteur chez CTI), elle n’eut pas à regretter les 400 000 dollars déboursés pour le signer en août 1975.Avant d’être débauché par la major, George Benson est guitariste de session pour CTI depuis déjà quelques années. Ses enregistrements pour le label vont marquer l’apogée du guitariste.

Bande originale de Across 110th street (Bobby Womack/J.J. Johnson)

B.O. de Across 110th street (Bobby Womack/J.J. Johnson), sommet de blaxploitation

Across 110th Street, signé en 1972 par Barry Shear. Un policier sombre et violent à l’image d’Anthony Quinn, mais aussi un manifeste politique pour le droit des minorités, porté par une bande-son signée par le tromboniste JJ Johnson, vétéran du bop alors installé à Los Angeles. Des instrumentaux classieux, et un classique imparable, le thème titre de Bobby Womack and Peace, de la soul dopée aux cordes sensibles

Bande originale de "l'affaire thomas crown" (M. Legrand)

B.O. de « l’affaire Thomas Crown » (Michel Legrand), presque un film musical

« J’arrivais en Amérique dans le but de vivre de nouvelles aventures après dix ans de cinéma français avec la Nouvelle vague ». Quatorze ans après ses débuts de compositeur pour l’image avec les Amants du Tage (1954) d’Henri Verneuil, Michel Legrand, encore auréolé du formidable succès des Parapluies de Cherbourg et des Demoiselles de Rochefort, se donne le challenge de l’Amérique.

Easy Rider, bande-son psyché pour biker movie contemporain

Tourné sans méthode, monté sans respect des règles en vigueur à Hollywood, Easy Rider est un objet radicalement nouveau dans le paysage cinématographique américain. Ce n’est pas le premier film à annoncer le Nouvel Hollywood (Bonnie and Clyde, Le Lauréat), mais ils ont été réalisés par des cinéastes façonnés par le système hollywoodien, qui connaissent par cœur les règles qu’ils enfreignent.

Ascenseur pour l'échafaud

B.O. d’Ascenseur pour l’échafaud, quand la musique dépasse la fiction

Miles Davis est âgé de 31 ans quand il enregistre la B.O. d’Ascenseur pour l’échafaud, sa première bande originale pour le cinéma. En novembre 1957, le trompettiste effectue une courte tournée européenne en compagnie du trio du pianiste René Urtreger. Marcel Romano, programmateur du Club Saint-Germain, compte dans son public deux jeunes assistants cinéastes, Alain Cavalier et François Leterrier, qui viennent de contribuer à ascenseur pour l’échafaud, le premier long-métrage de Louis Malle.

Rust Never Sleeps (Neil Young)

Rust Never Sleeps (Neil Young), un jalon essentiel du post-punk

A la sortie de son album Comes A Time, Neil Young est en plein désarroi. La vague punk vient de surgir emportant tout sur son passage. Fasciné par cette nouvelle émergence musicale, le Loner se doit de répliquer. Le canadien commence alors une tournée revigorante, placée sous les auspices d’un renouveau artistique que personne n’attendait de la part de Neil Young. Rust Never Sleeps. Fin 1978, proposant un show complexe et très élaboré, l’homme fait salle comble tous les soirs.

Marc Moulin Placebo years

Placebo years (Marc Moulin), de l’électro-jazz 70’s ultra créative

Pionnier du jazz fusion en Europe, le Belge Marc Moulin est marqué par Miles Davis, Soft Machine et les formations aventureuses de la fin des années 1960. Après quelques années passées à sillonner l’Europe en tant que pianiste, il forme Placebo en 1969, alors que les musiques pop et le jazz commencent à s’agréger et à laisser la place à des compositions de plus en plus libres. Influencé par la trompette de Miles Davis et le clavier d’Herbie Hancock, Placebo enregistre ses premières compositions au début de la décennie.

Damon Albarn Mali Music

Mali Music (Damon Albarn), carnets de voyage musical non identifié

Touche-à-tout génial de la musique pop britannique avec ses groupes Blur et Gorillaz, Damon Albarn est saisi par la grâce en visitant le Mali en 2000. Il fonde le collectif Africa Express, rencontre de musiciens de trois continents mettant les artistes maliens à l’honneur. Fasciné par ce premier voyage, bercé par ses rencontres musicales, il va composer une musique onirique à souhait. Le projet aurait pu donner un ovni commercial insipide, mais c’est un carnet de voyage musical surprenant.

Joni Mitchell Hejira

Hejira (Joni Mitchell), la symbiose selon Mitchell et Pastorius

En 1974, Joni Mitchell règne sur l’univers de la pop, adorée par la critique et par des millions de fans pour sa série d’albums brillants, souvent douloureusement personnels, qui atteint son apogée cette année-là avec le succès de Court and Spark.Joni Mitchell HejiraL’année précédant Joni Mitchell Hejira, l’album The Hissing of Summer Lawns en 1975 marque une transition vers un son plus complexe et nuancé.

bob marley exodus

Bob Marley Exodus , l’album de l’exil forcé à Londres

Premier album studio de Bob Marley & the Wailers enregistré hors de la Jamaïque, Exodus est d’abord le disque de l’exil forcé. Le 3 décembre 1976, six hommes armés tirent sur Bob Marley et sa femme Rita à leur domicile de Kingston. Les causes sont nébuleuses.Le couple décide de s’exiler à Londres, où Bob Marley va peaufiner les chansons de Bob Marley Exodus, pour la plupart écrites avant son départ.

Beastie Boys Paul's Boutique

Paul’s Boutique (Beastie Boys), disque bric-à-brac entre rap et réminiscences jazzy

Si les Beastie Boys n’avaient sorti qu’un seul album, leur premier, «License To ill» (1986), ils seraient sans doute passés à la postérité comme de vilains garnements blancs agités du bulbe capables de glapir un rap tendance punk super efficace, vendu à millions grâce à son refrain crétin « You got to fight for your right to paaaaarty…

Daft punk Homework

Daft punk Homework , le groove synthétique

En cette fin d’années 1990, la France s’emballe. Un an avant qu’elle devienne championne du monde de foot, un groupe français réussit à atteindre une classe mondiale : Daft Punk, avec«Homework», un album qui marqua son époque et qui symbolisa le succès phénoménal de la french touch dans les discothèques européennes et au-delà. Ce renouveau dans le son électro-rock va permettre de jeter des ponts entre fans hardcore de disco-boule-à-facettes et amateurs de pop simple, élégante et dérangeante.

virgin suicides soundtrack

The Virgin Suicides (Air), pas une bande originale traditionnelle

De l’importance des premières fois… Avec The Virgin Suicides, Sofia Coppola étrenne sa carrière de metteur en scène, Kirsten Dunst explose dans son premier grand rôle et Air compose sa première bande originale de film.Air The Virgin SuicidesJean-Benoît Dunckel et Nicolas Godin viennent d’achever la tournée américaine de leur premier album, Moon Safari, lorsqu’ils croisent le chemin de la fille du réalisateur d’Apocalypse Now et du Parrain.

A Love Supreme (John Coltrane)

A Love Supreme (John Coltrane), véritable hymne de louanges au Créateur

Lorsqu’en décembre 1964, le saxophoniste est entré en studio avec le pianiste McCoy Tyner, le bassiste Jimmy Garrison et le batteur Elvin Jones, il s’était sorti depuis longtemps de son addiction aux drogues. Ce quartette a alors acquis la réputation d’être l’un des ensembles les plus innovants du jazz. Chacun de ses spectacles s’apparentait à une incursion dans l’inconnu, dans l’inouï.

Bande originale de Vampyros Lesbos (Manfred Hubler / Siegfried Schwab)

Bande originale de Vampyros Lesbos (Manfred Hubler / Siegfried Schwab)

Réédité en 1995 par le label Crippled Dick Hot Wax, Vampyros Lesbos Sexadelic Dance Party regroupe des titres enregistrés en 1969 par Manfred Hubler et Siegfried Schwab (aka The Vampires’ Sound Incorporation), tirés de deux albums (Psychedelic Dance Party et Sexadelic) et destinés à trois films réalisés par Jess Franco : « Mrs Hyde, She Kills in Ecstasy », « The Devil Came from Akasawa » et « Vampyros Lesbos » qui donne donc son nom à ce disque.

Ernest Ranglin Below the bassline

Below The Bassline (Ernest Ranglin), l’album solo du Django Jamaïcain !

Ernest Ranglin est le Django des Caraïbes. Comme le maitre manouche, il évolue en improvisation permanente, jamais gêné par les contraintes techniques. Son style est un délice de musicalité, ses notes gambadent sur le groove, le parent d’une douce légèreté. Un rien d’innocence éclaire les interventions de ce vétéran, longtemps le meilleur secret de son fie, avant de découvrir le monde sur le tard.

Shaft Isaac Hayes

Bande originale de Shaft (Isaac Hayes), instrumentaux introspectifs et tueries funky

« Il est cool, c’est un coriace. C’est un privé non, une bombe sexuelle qui les tombe toutes. Il ne reçoit d’ordre de personne’, noir ou blanc, mais il est prêt à risquer sa peau pour un pote. Lui, c’est Shaft. Pigé ! » Le titre principal d’lsaac Hayes présente parfaitement le héros/rebelle/emblème afro-américain interprété par Richard Roundtree et vedette de l’énorme succès réalisé par Gordon Parks, Les Nuits rouges de Harlem sortit dans la foulée de Sweet Sweetback’s Baaclasssss Song.

Horace Silver Song for my father

Song for my father (Horace Silver), une musique qui résiste à l’épreuve du temps

Avec ses grooves enivrants et ses thèmes exotiques, “Song For My Father” est devenu l’un des grands classiques de Blue Note, au même titre que “The Sidewinder” de Lee Morgan. Horace Silver en commence d’ailleurs l’enregistrement la même année, en 1963, soit presque une décennie après les fameux concerts au Birdland et au Bohemia avec Art Blakey qui les désignèrent tous deux comme les inventeurs du hard bop.

marvin gaye trouble man

B.O. de Trouble man (Marvin Gaye), blaxploitation contribution du prince de la soul

Entre ces deux énormes chefs d’œuvres que sont What’s Going On (1971) et Let’s Get It On (1973), il existe une autre petite perle qui n’a sûrement jamais été appréciée à sa juste valeur : la Bande originale de Trouble man.Nous sommes en 1972 et alors que Marvin Gaye refuse de monter sur scène afin de défendre son What’s Going On, apeuré par la simple idée de devoir repartir en tournée, il pense un temps poser ses valises à Hollywood et y faire carrière.

Esther Phillips from a whisper to a scream

From a Whisper to a Scream (Esther Phillips), 1er LP sur le label jazz-funk CTI

Kenny Rogers, future star de Nashville, redécouvre Esther alors qu’elle se produit au Houston Club. Nous sommes en 1962. Cela fait déjà huit ans qu’elle a interrompu sa carrière pour cause d’addiction aggravée à l’alcool et à l’héroïne. Sa vie, partagée entre l’hôpital de Lexington (Kentucky) et la maison de son père à Houston, lui permet de se refaire une santé.