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Songs In The Key Of Life, ou l’apogée artistique de Stevie Wonder

Never love alone
Songs In The Key Of Life, ou l’apogée artistique de Stevie Wonder Posted on 14 décembre 2019Leave a comment
Never love alone

Songs In The Key Of Life – Enregistré entre 1975 et 1976 au Record Plant West, Hollywood; Sausalito Music Factory, Sausalito; The Hit Factory, New York City – Motown
Après avoir négocié un accord unique avec Berry Gordy en 1971 lui garantissant le contrôle artistique total sur ses enregistrements, Stevie Wonder doit renouveler son contrat avec la Motown en août 1975. Le nouveau deal porte sur treize millions de dollars étalés sur sept ans, une somme inouïe pour l’époque. « Pas question de perdre Stevie Wonder ! », tonne Berry Gordy, qui prévoit déjà les bénéfices occasionnés par la sortie d’un double album Songs In The Key Of Life. Gordy, un as du budget prévisionnel, a tout prévu sauf la notion aléatoire du temps à Stevie Wonderland.

À l’automne 1975, deux ans ont passé depuis le début de la production. Mécontent des premières sessions de Songs In The Key Of Life, Wonder décide de passer plus de temps sur la production de l’album. L’année s’achève. Pour la première fois depuis le début de sa carrière, Stevie Wonder n’a pas sorti un seul enregistrement au cours des douze derniers mois. Lors des Grammy Awards, Paul Simon, le grand gagnant de la soirée, remerciera même l’auteur de Innervisions de ne pas avoir réalisé d’album cette année-là.


Songs In The Key Of Life (Sevie Wonder)

Durant les sessions de Songs In The Key Of Life, Stevie Wonder va confronter son art aux dernières évolutions technologiques, à commencer par le sampling : Isn’t She Lovely démarre par les babillements d’Aisha Morris, sa fille.

Introduit par un gong enregistré à l’envers, Pastime Paradise, dont l’ambition première est de mélanger Eleanor Rigby aux grooves polyrythmiques d’Earth Wind & Fire, atteint des proportions bibliques en isolant sur chaque canal stéréo les chœurs Hare Krishna et une imposante chorale gospel.

Sur Black Man, Stevie Wonder émule les synthétiques de Kraftwerk et anticipe le proto-disco de Giorgio Moroder en créant une cascade de filtres à l’aide d’un modulateur électronique.

Songs In The Key Of Life (Sevie Wonder)
Songs In The Key Of Life (Sevie Wonder)

A peine âgé de 26 ans, le musicien, alors au sommet de son art créatif, peut aborder une multitude de genres musicaux sans faire fausse route, du jazz big band aux paysages synthétiques en passant par les édifices funk de I Wish et As.

Devant cette créativité tout azimuth, Wonder est finalement le seul à savoir où il va. Son équipe technique est larguée et lui demande régulièrement « quand le projet sera-t-il terminé ? ». La réponse de l’artiste est invariablement la même : « On a presque fini ! »

Un matin, l’ingénieur Gary Oiazab arrive au studio avec un T-shirt qu’il vient de faire fabriquer « We’re almost finished ». Stevie le portera durant tout l’été 1976, relançant rumeurs et spéculations. Pourtant le génie aux lunettes noires travaille dur. Il empile les heures de studio : « Je commençais à travailler une chanson dimanche après-midi et comme j’avais plein d’idées avant que j’y comprenne quoi que ce soit on était mardi matin. »

Songs In The Key Of Life (Sevie Wonder)
Songs In The Key Of Life (Sevie Wonder)

Love’s in Need of Love Today

Enregistrées l’une après l’autre, les voix superposées de Stevie Wonder ouvrent en douceur ce recueil de la vie, rejointes par les sonorités scintillantes des guitares, du clavinet, la chaleur du Fender Rhodes au second plan et un lit de percussions discrètes. Peu à peu, la progression harmonique s’élance vers une fin ad lib typique de l’artiste, avant un atterrissage très calme. La construction singulière de Love’s in Need of Love Today est l’une des spécialités de ce musicien-né. Et le chant de Stevie qui appelle le monde à s’aimer davantage dans ce magnifique gospel, touche au sublime.

Have a talk with god

D’étranges bribes d’harmonica chromatique, un triangle métronomique, des cloches et différents claviers accompagnent l’auteur de Superstition dans cette conversation assez courte avec Dieu, qu’il considère comme un ami, un inspirateur et le seul « psychiatre connu pour résoudre les problèmes de tous », comme il l’annonce d’un ton convaincu, entouré des voix de ses sirènes.

Songs In The Key Of Life (Sevie Wonder)
Songs In The Key Of Life (Sevie Wonder)

Village Ghetto Land

La forme de Village Ghetto Land est des plus curieuses. L’imitation d’un quatuor à cordes classique entièrement réalisé au synthétiseur donne un écho moderne au Eleanor Rigby des Beatles, sorti tout juste dix ans auparavant et qui était pour le coup certifié acoustique. Ce qui n’est pas courant dans le contexte d’un album pop traditionnel (loin des démonstrations du progressif) est carrément impensable dans un album catalogué soul – comme le sont encore les disques de Stevie Wonder lors des remises de prix. C’est une façon pour lui de se prémunir de toute catégorisation. À la douceur des cordes, s’opposent le texte et le chant poignants de Stevie ainsi que la charge implacable contre les politiciens qui conclue la chanson.

Contusion

Stevie Wonder ose tout, c’est même à ça qu’on le reconnaît ! Balancer un instrumental purement jazz-rock et savant au beau milieu de la première face est culotté. Beaucoup d’auditeurs de son large public ont dû être déconcertés à l’écoute de ce morceau digne d’un Weather Report, Return to Forever ou Mahavishnu Orchestra. À la même époque, le guitariste Jeff Beck, qui l’avait accompagné sur «Talking Book », tournait le dos au rock pour deux exercices jazz réussis : « Blow by Blow » (1975), sur lequel figure Cause We’ve Ended As Lovers donné par Wonder en échange de Superstition et « Wired » (1976). Outre sa structuré mélodique facilement mémorisable, le tour de force de Contusion (référence bien entendu au terrible accident qui le plongea dans le coma) est d’associer parfaitement les synthés (Greg Phillinganes) aux guitares (Michael Sembello), offrant au passage quelques soli d’envergure. Un exploit qui passe pour anodin dans la profusion du double album.

Songs In The Key Of Life (Sevie Wonder)
Songs In The Key Of Life (Sevie Wonder)

Sir Duke

Après plusieurs mises en bouche (superbes) et un Instrumental décoiffant, Stevie Wonder entre dans le gros de l’ouvrage avec ce tube qui fit les beaux jours des radios périphériques de l’époque (les mêmes qu’aujourd’hui mais en mieux I). Hommage joyeux au géant du jazz Edward Kennedy» Duke » Ellington, décédé en 1974, Sir Duke démarre sur un riff emballant à deux trompettes et saxophones alto et ténor avant de lancer la mélodie sur deux notes de Nathan Watts à la basse. Une introduction magique pour un morceau qui voit Michael Sembello tricoter sur sa guitare et Stevie Wonder faire le show, laissant un bel espace au magnifique chorus des bois et des cuivres qui arrivent même à l’épater en plein milieu. Le finale entre le chanteur et ses musiciens est bien entendu explosif, chacun accentuant sa partie. Au passage, la star honore des pionniers qui l’ont inspiré comme Count Basie, Glenn Miller, Louis Armstrong (« Satchmo ») ou Ella Fitzgerald.

I wish

Chaque été, au mois d’août, Berry Gordy organise le fameux pique-nique Motown. Tous les artistes se réunissent pour une grande fiesta barbecue. Celui de 1976 est une grande réussite. Fonçant en studio le soir même, Wonder compose « I Wish », son ode à la joie, son envie que ce si bon moment ne s’arrête jamais.

I Wish est l’un des titres phares de « Songs » et l’un de ceux qui évoquent sa jeunesse. Numéro un à sa sortie en simple (comme Sir Duke), il décolle par un curieux motif ascendant de basse étalé sur huit notes et tournant autour de la mélodie tout au long du morceau, s’offrant même un joli dérapage à la première minute écoulée. Le refrain saccadé entonné par le chanteur, appuyé par les trompettes et conclu sur les chœurs, fait tout le charme d’une chanson dynamique et remplie de petits bruits divers (rires et voix) sous une couche de synthétiseur. À noter, un passage amusant : lorsque le jeune Stevie avoue avoir fumé des cigarettes et écrit des insanités sur les murs, sa professeure lui répond « You nasty boy ! ». La fin descendue en saxos et trompettes donne lieu à un bel échange avec une basse fretless en folie. La preuve qu’un tube peut contenir un bel exercice musical.

Songs In The Key Of Life (Sevie Wonder)
Songs In The Key Of Life (Sevie Wonder)

Knocks Me Off My Feet

Dans une ambiance toute différente que Sir Duke et I Wish, Knocks Me Off My Feet est une ballade amoureuse sur la rencontre avec sa nouvelle compagne, Yolanda Simmons, qui succédait à Syreeta Wright (dans les chœurs) et Coco, également remerciées dans le livret. Et comme toujours avec Stevie Wonder, ça coule de source mais ce n’est jamais simple. Le piano électrique qui ouvre la chanson, faisant penser à You Are the Sunshine of My Life, est rejoint par les chœurs et une batterie omniprésente entre roulements de toms, cloches et cymbales. Lyrique à souhait, l’amoureux trébuchant sur ses pieds conclut avec un aréopage féminin lui répondant trois fois « I love you ».

Pastime Paradise

Pastime Paradise n’est pas loin d’être la chanson la plus singulière, la plus envoûtante, du double album. En pleine phase mystique, Stevie Wonder s’interroge sur le Bien et le Mal, et l’avenir d’une planète rongée par de grands maux (suit une liste de méfaits dus à l’humanité : isolement, ségrégation, mutilation, exploitation, etc.). Sur le plan musical, le morceau évolue par différentes étapes d’une échelle harmonique minimaliste qui inclut quelques percussions et une section de cordes classique reproduite au synthétiseur. Un chœur composé de disciples de l’église Hare Krishna de Los Angeles participe également au titre, qui se conclut sur un grand coup de gong. Repris par Patti Smith, Pastime Paradise a connu une seconde carrière grâce aux samples de Coolio (Gangsta’s Paradise) et de Mary J. Blige.

Herbie Hancock
Songs In The Key Of Life (Sevie Wonder) – Herbie Hancock

Summer Soft

Ouvert tout en douceur par un bel accord au piano prolongé par le bruit naturel d’un insecte, Summer Soft baigne dans une atmosphère d’une grande quiétude avant de monter puis d’éclater en un morceau groovy et planant, suivant le cycle des saisons à chaque couplet. Stevie Wonder est sur tous les fronts du piano au synthé-basse, en passant par la batterie et le chant, laissant l’orgue de Ronnie Foster danser comme un beau diable. La fin est prévisible : tous deux se livrent à une stimulante bataille d’effets.

Ordinary pain

Une fois n’est pas coutume, ce qui s’annonce comme une ballade bifurque en cours de route vers une toute autre direction. À cette différence près que la césure est nette et brusque. La promenade de synthé enveloppée par les chœurs et la guitare de Sembello s’éteint doucement au profit de sonorités électroniques plus rapides. Ce premier chœur comporte quelques invitées de luxe nommées Minnie Riperton, Syreeta Wright et Deniece Williams. Dans la seconde partie, la chanteuse Shirley Brewer enchaîne sur une diatribe énergique, contrée par un autre choeur répétant le titre à l’infini pendant les reproches de leur consœur s’adressant visiblement à un mari volage (« When I was home waiting for you /You were somewhere doing the do »).

Joy inside my tears

Une bonne ballade s’impose après les émotions fortes de Isn’t She Lovely. Celle-ci est également consacrée à sa fille, qui lui procure une joie indéfinissable, concentrée dans le titre. Au four et au moulin, Wonder fait toutes les voix, en plus du piano acoustique et du synthé-basse, ou encore de la batterie, laissant un clavier à Greg Phillinganes qui développe un thème planant. Le morceau, qui prend de l’épaisseur au fil de sa progression, fait entendre la voix de Susaye Green, chanteuse des Suprêmes de la troisième génération.

Es una storia – i am singing

Ce morceau original apporte un peu de calme après les foudres de Black Man. Son aspect insolite provient autant de son découpage en trois langues (zoulou, espagnole et anglaise) que de son instrumentation, à la couleur exotique, légèrement sud-américaine, dominée par des sons synthétiques accompagnés de quelques castagnettes et clochettes. Érudit et curieux, Stevie Wonder s’aventure entre tradition et modernité.

Songs In The Key Of Life (Sevie Wonder) -
Songs In The Key Of Life (Sevie Wonder)

Black Man

Long de huit minutes et demie, Black Man est le morceau polémique de l’album qui recense par ellipses quelques figures majeures de l’histoire afin de démontrer que le progrès et les bienfaits ne dépendent pas de la couleur de peau. En vrac sont cités les Américains Thomas Edison et Abraham Lincoln, l’astrologue afro-américain Benjamin Banneker, l’Amerindien Squanto, le chicano César Chavez, etc.

La première partie découpée en couplets fait appel à un quatuor de saxophones, trompettes et trombones (dont Glenn Ferris), tandis que Wonder assure le groove par son Fender Rhodes et ses synthés. Après un long solo, la seconde partie change complètement la donne avec l’irruption de chœurs de femmes, hommes et enfants se répondant à chaque question existentielle (« Qui fut le premier homme à poser le pied au pôle Nord ? – Matthew Henson, un Noir»). Pendant ce temps, leur hôte répète à l’aide d’une talk box (la même année, Peter Frampton popularisera l’engin sur Show Me the Way). Le titre, qui a fait sensation à l’époque, s’est aussi vu critiqué pour son côté démagogique. Quand Stevie Wonder sort des bluettes et veut appuyer là où ça fait mal, ça ne passe pas toujours bien…

If It’s Magic

Tout aussi insolite mais d’une pureté confondante, If It’s Magic est « le morceau à la harpe » de l’album. L’instrument, joué par Dorothy Ashby (à qui le groupe anglais The High Llamas rendra hommage en chanson), enjolive la ballade par sa sonorité cristalline, simplement l’harmonica sur la conclusion.

Songs In The Key Of Life (Sevie Wonder)
Songs In The Key Of Life (Sevie Wonder) – Dorothy Ashby

Isn’t she lovely

Est-il besoin de présenter le morceau qui ouvre la deuxième face du chef-d’œuvre ? Oui, car ce classique du répertoire Wonder n’est peut-être pas connu des jeunes générations. En plein émoi à la naissance de son premier enfant, le créateur enregistre ses cris, qu’il mêle à un roulement de toms de quinze secondés, offert par le maître. Une vague de synthés arrive alors en amont de la partie chantée avec enthousiasme (« I can’t believe what God has done ») et du solo d’harmonica chromatique qui le ramène quelques années en arrière, à l’époque de ses débuts. Se font ensuite entendre les bruits de bain de la petite Aisha qui couvrent une deuxième partie par ailleurs instrumentale. L’une des spécialités wonderiennes est de faire durer les morceaux, quitte à se répéter, afin de prolonger le plaisir.

As

Le Fender Rhodes de l’invité de marque Herbie Hancock ouvre ce titre fleuve qui ne tarde pas à décoller toujours plus haut après chaque couplet. Le chœur qui se déploie ponctue les interventions du chanteur répondant par «Always » et soufflant la mélodie avant de faire sa grosse voix. La fin ad lib de trois minutes accélère le tempo et introduit un solo de Dean Parks à la guitare. Pour le moins efficace, As est le genre de chanson simplissime qui s’incruste immédiatement au fond du cerveau.

Another Star

Another Star est l’autre gros morceau d’un deuxième disque hétéroclite. Cette samba déroulée sur huit minutes fait valoir les talents du multl-lnstrumentiste et chanteur et de ses camarades qui se déchaînent en chœur. Au cœur des années 1970, le Brésil est à la mode avec les hymnes rythmés de Jorge Ben, Gilberto Gil ou Chico Buarque. Stevie Wonder met à l’honneur cette joie de vivre mise en musique par le guitariste George Benson, le flûtiste Bobbi Humphrey et une escouade de cuivres et percussions. Assurément, le titre qui conclut l’album « Songs » est le plus festif.

George Benson
Songs In The Key Of Life (Sevie Wonder) – George Benson

Saturn

Avec les trois titres suivants, Saturn fait partie de l’EP glissé avec le livret dans le double album original. Ils seront par la suite placés à la fin de chaque disque sur la version double CD. Comme son titre le suggère, Saturn (cosigné par Michael Sembello) est une ballade spatiale introduite par un synthé futuriste. La suite s’avère plus classique avec son piano acoustique, une basse mixée en avant et quelques synthés dans le fond du décor, revenant en force à la fin quand Stevie revient sur Terre, émerveillé par son périple.

Ebony Eyes

Sur un air jazz honky-tonk dominé par un piano bastringue, le chanteur fait l’apologie d’une beauté qui a grandi dans les rues du ghetto, qu’il compare aux Sept Merveilles du monde. Si ce ne sont les voix filtrées au Moog qui rendent la chose futuriste (l’EP semble à ce titre un disque de démonstration et d’idées de dernière minute), Ebony Eyes brille par la partie de guitare pedal steel de « Sneaky » Pete Kleinow. À l’entendre à la fin avec ses camarades, Wonder s’est visiblement « éclaté » à composer et jouer ce morceau très joyeux.

All Day Sucker

Mélodie amusante que celle qui ouvre All Day Sucker, autre exercice rétro-futuriste pas ambitieux pour un sou et assez déroutant. La surcharge de sons synthétiques et pas moins de trois guitares noient quelque peu les interventions vocales du chanteur et de la choriste. Michael Sembello et Ben Bridges aux rythmiques servent ici les exploits du prodige W. G. « Snuffy » Walden, repéré dans le groupe d’Eric Burdon. Sans doute le morceau de l’album préféré des fans de Funkadelic.

Easy goin’ evening

Cette ballade instrumentale au tempo lent conclut en douceur ce riche double album. La mélodie lancinante à l’harmonica contraste avec le fond jazzy également réalisé par le maître, hormis la basse de Nathan Watts.

 

Songs In The Key Of Life (Sevie Wonder)
Songs In The Key Of Life (Sevie Wonder)

Outre le nombre impressionnant de musiciens de studio qui participent aux sessions d’enregistrements, Stevie invite beaucoup de guest stars. Certains passent juste dire bonjour et finissent par jouer sur le disque. George Benson, Herbie Hancock, Minnie Ripperton, Deniece Williams, l’ex-femme de Stevie Syreeta Wright, voici seulement quelques-uns des plus de cent vingt musiciens, vocalistes pour la plupart, crédités d’une participation sur l’album.

Songs In The Key Of Life est achevé en septembre 1976. La pochette du double album de dix-sept chansons augmenté d’un EP de quatre titres s’ouvre sur une invitation de Stevie Wonder : « Donnez-moi la tonalité dans laquelle je dois chanter et, si vous appréciez cette tonalité, venez chanter avec moi ».

Près de trois ans de conception, deux ingénieurs du son assurant les trois-huit, plus d’une cinquantaine de musiciens, choristes et techniciens impliqués, un budget de treize millions de dollars. Album de tous les records, Songs In The Key Of Life a aussi été le disque le plus attendu de l’histoire de la pop jusqu’à sa sortie.

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CREDITS :

  • Stevie Wonder – Harmonica, Arrangements, Claviers, Chanteur
  • Greg Brown – Batterie
  • Dorothy Ashby – Harpe
  • George Benson – Guitare, Chant
  • Ronnie Foster – Orgue
  • Herbie Hancock – Claviers
  • Bobbi Humphrey – Flûte
  • Michael Sembello – Guitare
  • Carol Cole – Percussion
  • Bobbye Hall – Percussion
  • Sneaky Pete Kleinow – Pedal Steel guitare
  • Nathan Alford, Jr. – Percussion
  • George Bohannon – Trombone
  • Charles Brewer – Percussion, Chant
  • Shirley Brewer – Percussion, Chant
  • Ben Bridges – Guitare, Sitar
  • Eddie « Bongo » Brown – Percussion
  • Colleen Carleton – Percussion, Chant
  • Howard Buzzy Feiten – Guitare
  • Glen Ferris – Trombone
  • John Fischbach – Percussion, Chant
  • Carmelo Garcia – Percussion, Timbales
  • Susaye Greene Brown – Chant
  • Renee Hardaway – Percussion, Chant
  • Nelson Hayes – Percussion, Chant
  • Jim Horn – Saxophone
  • Larry Latimer – Percussion, Chant
  • Trevor Lawrence – Saxophone, Sax (Tenor)
  • Steve Madaio – Trompette
  • Raymond Maldonado – Percussion, Trompette
  • Amale Mathews – Percussion, Chant
  • Edna Orso – Percussion, Chant
  • Dean Parks – Guitare
  • Gregory Phillinganes – Clavier
  • Raymond Lee Pounds – Batterie
  • Hank Redd – Saxophone, Sax (Alto), Sax (Tenor)
  • Josette Valentino – Percussion, Chant
  • W.G. Snuffy Walden – Guitare
  • Marietta Waters – Percussion, Chant
  • Nathan Lamar Watts – Guitare basse, Percussion, Chant
  • Ray Pound – Batterie
  • Au chant : Deniece Williams, Minnie Riperton, George Benson, Gary Byrd, Michael Wycof, Jay Boy Adams, Henry America, Linda America, Baradras, Brenda Barnett, Khalif Bobatoon, Starshemah Bobatoon, Sudana Bobatoon, Charles Brewer, Shirley Brewer, Berry Briges, Cecilia Brown, Jean Brown, Rodney Brown, Addie Cox, Agnideva Dasa, Duryodhana Guru Dasa, Jayasacinandana Dasa, Jitamrtyi Dasa, Vedavyasa Dasa, Cinmayi Dasi, Yogamaya Dasi, Carolyn Dennis, Bhakta Eddie, Doe Rani Edwards, Jacqueline F. English, Ethel Enoex, Al Jocko Fann, Barbara Fann, Melani Fann, Shelley Fann, Tracy Fann, Susie Fuzzell, Anthony Givens, Audrey Givens, Derrick Givens, Mildred Givens, Michael Lee Gray, Mimi Green, Susaye Greene Brown, Bhakta Gregory, Jeania Harris, Troy Harris, Terry Hendricks, David Henson, Adrian Janes, Josie James, Calvin Johnson, Carol Johnson, Patricia Johnson, Madelaine Jones, Bhakta Kevin, Phillip Kimble, James Lambert, Lynda Laurence, Linda Lawrence, Irma Leslie, Kim Lewis, Carl Lockhart, Gail Lockhart, Carolyn Massenburg, Article May, Charity McCrary, Linda McCrary-Campbell, Linda McCrary, Lonnie Morgan, Kim Nixon, Lisa Nixon, Larri Nuckens, Gwen Perry, Gregory Rudd, Rukmini, Yolanda Simmons, Keith Slaughter, Rosona Starks, Dennis Swindell, Sundray Tucker, Gary Veney, Sheryl Walker, Mary Lee Whitney, Syreeta Wright, Michael Gray, Susaye Greene, William Moore, Ruben Tibi.
  • Stevie Wonder – Producteur
  • Larry Scott – Effets spéciaux
  • Tony Warren – Illustrations
  • Andrew Berliner – Mastering
  • John Fischbach – Ingénieur du son
  • John Harris – Effets spéciaux, Programmation
  • Bruce Hensal – Assistant ingénieur
  • Don Hunter – Programmation, effets spéciaux
  • Howie Lindeman – Assistant ingénieur
  • Gary Olazabal – Ingénieur du son
  • Rick Smith – Assistant Ingénieur
  • Chris Morris – Assistant ingénieur
  • Jeff Sanders – Mastering
  • Rick Smith – Assistant Ingénieur
  • Fountain Jones – Programmation
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