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La B.O. de Roy Budd Get Carter, objet de culte certifié

Get Carter (La loi du Milieu) est un de ces films dits cultes qui semblent être avant tout parlants pour une génération donnée dans un pays donné : un film respirant l’Angleterre à chaque moment, une « anglicité » – ici populaire et sordide – inimitable. Passé un peu inaperçu à sa sortie en 1971, Get Carter est devenu trésor national britannique au milieu des années 90. La bande sonore tout aussi culte signée Roy Budd met en avant les bruits d’ambiance et la présence éparse de thèmes lancinant et minimalistes.

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B.O. de Bullitt, quand Lalo Schifrin hisse les canons du scoring thématique

La bande originale de Bullitt, petit thriller policier parano de Peter Yates dont l’histoire retiendra surtout la prestation de Steve McQueen, est un modèle de raffinement mélodique, rythmique et harmonique. L’œuvre de Lalo Schifrin emprunte aussi bien au jazz qu’à la pop music, au blues qu’à la musique brésilienne. Avec cette bande son, Lalo Schifrin hisse les canons du scoring thématique et place haut la barre pour les B.O. à venir.

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Mo Better blues, bande son jazz pré-coltranien du Spike Lee joint

La musique du film est entièrement écrite et interprétée par ces bons garçons (ni buveurs ni bretteurs, excellents musiciens) que sont Branford Marsalis et Terence Blanchard. Leur style dans Mo Better Blues ? Néo-classique, solide, pré-coltranien, dans le genre des Jazz Messengers de la fin des années cinquante. Retour à leurs sources, sous la houlette de Bill Lee, le père de Spike, qui est crédité comme auteur d’une partie de la musique originale.

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Bande originale de Saturday Night Fever (Bee Gees), disco quintessence

En 1975, les Bee Gees sont en passe de devenir des has-been. Dix ans après un départ fulgurant semé de balles comme I Started A Joke, Love Somebody ou Massachussets, le groupe a épuisé toutes ses cartouches dans un chef-d’œuvre méconnu (« Odessa ») pour se retrouver à la traîne des modes, entre soul délavée et pop essorée (« Trafalgar »). Seulement, les Australo-britanniques sont du genre persévérants.

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Bande originale de Taxi driver (Bernard Herrmann), dernière œuvre du maitre

Au début des années 1970, Herrmann est persuadé que sa carrière cinématographique est terminée, quand le succès de sa musique du film de Brian de Palma « Sisters » en 1973, redonne à son oeuvre un nouveau souffle. Les propositions de film affluent avec, entre autres, celle de Martin Scorsese pour Taxi Driver. C’est sur la base d’une admiration éperdue pour les partitions de Citizen Kane, Sueurs froides et Psychose, que Scorsese sollicite le légendaire Bernard Herrmann pour la musique Taxi Driver.

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B.O. d’Alain Goraguer la Planète Sauvage, référence absolue de pop psyché avant-gardistes

Adapté d’une nouvelle de Stefan Wul, dans laquelle les humains ont quitté la Terre, rendue inhabitable par les conflits. Recueillis par les Draags et réduits à l’état d’animaux de compagnie, ils finiront par se rebeller. Si le film d’animation la Planète sauvage a prit un sacré coup de vieux, la musique, elle, s’est formidablement bonifiée avec le temps !  Signée Alain Goraguer, cette bande sonore psychée n’a jamais disparu des radars et s’échange aujourd’hui de blog en blog, tenu pour un sommet du genre psychédélique à la française et un moment inspirant pour les musiques électroniques naissantes.

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La Leçon de piano musique signée Michael Nyman

C’est en 1993 au festival de Cannes que le monde découvre la cinéaste néo-zélandaise Jane Campion grâce à son nouveau film multi-récompensé la Leçon de piano (The Piano).Par la même occasion, le compositeur de musique de film Michael Nyman, accède également à la notoriété puisqu’il a produit, arrangé et composé l’intégralité de la leçon de piano musique sur laquelle le thème principal du film, décliné sous toutes ses formes, est d’une efficacité exemplaire.

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Bande originale de Vertigo (Bernard Herrmann), véritable osmose musicalo-scénaristique

En 1958, cela fait déjà plusieurs années que Bernard Herrmann travaille aux côtés d’Alfred Hitchcock et, s’il a déjà été amené à composer plusieurs bandes sonores pour le « maître du suspense », ce n’est qu’avec la bande originale de Vertigo (Sueurs froides) que les deux hommes vont atteindre une véritable osmose musicalo-scénaristique.

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Rosemary’s baby (Krzysztof Komeda), pinacle de la collaboration Polanski Komeda

Tout le monde connaît Krzysztof Komeda…sans le savoir. Oui, tout le monde a vu Rosemary’s baby, ou presque. Mais peux connaissent l’auteur de l’intrigante musique du film de Polanski, la berceuse du générique susurrée par une sensuelle voix féminine, n’était autre que le taciturne et charismatique Komeda, Polonais d’origine, venu à Hollywood à la demande de son grand ami et déjà star Roman Polanski.

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Bande originale de West Side Story, l’œuvre lyrique magistrale de Leonard Bernstein

L’idée de départ de West Side Story revient au chorégraphe Jerome Robbins qui souhaite faire une adaptation contemporaine de Roméo et Juliette dans les quartiers du Lower East Side de New York intitulé « East Side Story ». L’action se tiendrait au moment de la Pâque juive et catholique : les Montaigus seraient les catholiques, les Capulets, les juifs. » Mais le projet en reste là, Bernstein, Laurents et Robbins étant pris ailleurs.

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B.O. de Il était une fois en Amérique, un des scores les plus ambitieux d’Ennio Morricone

Au sommet de son art symphonique, Ennio Morricone compose la BO la plus mélancolique de l’histoire du cinéma, sublime de lyrisme et d’émotion retenue, et offre à la rêverie de Leone sur le temps perdu (Once upon a Time in America), l’amour impossible (Deborah’s Theme) et la trahison une atmosphère musicale et une poignée de thèmes magnifiques, tous écrits douze ans avant le premier jour de tournage !

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Bande originale The Blues brothers, croisade soul contre déferlante disco

La bande originale du film The Blues brothers est avant tout le symbole d’une croisade, celle menée par le duo comique révélé par l’émission télé Saturday Night live pour défendre la soul, la seule, la vraie, contre les outrages commis par la tragique déferlante disco.Ce qui avait commencé comme une chouette idée de sketch, pour les frères Joliet Jake et Elwood Blues (John Belushi et Dan Aykroyd), se transforme rapidement en phénomène populaire.

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Pump Up The Volume, bande originale culte de rock indé débraillé 90s

Pump Up The Volume a été très bien accueilli par la critique et a permis d’imposer Christian Slater comme l’un des acteurs les plus prometteurs de sa génération. Mais surtout, la B.O. du film a permis à des tas d’adolescents à travers le monde de découvrir des artistes qui allaient devenir des références majeures dans les années à venir.

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B.O. de Ghost Dog (RZA), score décalé et philosophie orientale

Sur le toit d’un immeuble du New jersey, Ghost Dog vit solitaire au milieu de ses chers pigeons voyageurs. Il perfectionne sa culture de samouraï et sort seulement pour exercer son métier, tueur… Jarmusch se lance cette fois dans le film noir avec plusieurs références claires à Melville et à son Samouraï. Pour le producteur de hip hop RZA, leader du groupe Wu-Tang Clan, c’est l’occasion de signer un score décalé et de mettre en pratique ses obsessions pour les arts martiaux et la philosophie orientale.

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B.O. de « l’affaire Thomas Crown » (Michel Legrand), presque un film musical

« J’arrivais en Amérique dans le but de vivre de nouvelles aventures après dix ans de cinéma français avec la Nouvelle vague ». Quatorze ans après ses débuts de compositeur pour l’image avec les Amants du Tage (1954) d’Henri Verneuil, Michel Legrand, encore auréolé du formidable succès des Parapluies de Cherbourg et des Demoiselles de Rochefort, se donne le challenge de l’Amérique.

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B.O. d’Ascenseur pour l’échafaud, quand la musique dépasse la fiction

Miles Davis est âgé de 31 ans quand il enregistre la B.O. d’Ascenseur pour l’échafaud, sa première bande originale pour le cinéma. En novembre 1957, le trompettiste effectue une courte tournée européenne en compagnie du trio du pianiste René Urtreger. Marcel Romano, programmateur du Club Saint-Germain, compte dans son public deux jeunes assistants cinéastes, Alain Cavalier et François Leterrier, qui viennent de contribuer à ascenseur pour l’échafaud, le premier long-métrage de Louis Malle.