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Getz/Gilberto (Stan Getz & João Gilberto), mètre étalon mondial de la bossa nova

Succès et qualité sont comme le Soleil et la Lune : ils se courent après sans jamais se rencontrer, sauf, lors de rares éclipses.Tel est le cas de Getz Gilberto, un beau disque dont le succès commercial doit beaucoup à un concours de circonstances et à quelques malentendus.Au printemps 1961, le gouvernement américain donna un coup de pouce au destin du label Verve et contribua même à changer la face du jazz moderne, en envoyant le guitariste Charlie Byrd en Amérique du Sud dans le cadre d’une tournée diplomatique. Le gouvernement États-unien voyait dans l’exportation culturelle un outil politique positif. Dans ce cas, néanmoins, ce fut plutôt ce que Byrd allait importer en Amérique du Nord qui serait positif.

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What Color Is Love (Terry Callier), un chant capiteux charriant des trésors d’humanité

Contrairement aux réussites de ces artistes Chess, les premiers travaux de Callier restent confidentiels. La faute à une étiquette folk trop restrictive, mais également la conséquence d’un acte indélicat faisant partie des «  traditions »  du music business des années 1960 : The New Folk Sound Of  Terry Callier, son premier album solo, ne sera publié par l’enseigne Prestige qu’en 1968, soit quatre ans après sa réalisation initiale.

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Gris-gris (Dr John), créature primitive du bayou et apparition de mardi gras

On peut remercier Sonny & Cher pour ce personnage historique du funk de La Nouvelle-Orléans. Alors qu’ils filment une émission de télévision à l’automne 1967, le duo fait don à l’un de ses musiciens de studio d’une partie du temps d’enregistrement qu’il a réservé : c’était Malcolm Robert Rebennack, pianiste et guitariste itinérant de la Nouvelle-Orléans.

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Roy Ayers, King Of The Vibes et don d’ubiquity

Le vibraphoniste Roy Ayers a joué avec Herbie Mann, Fela Kuti et Lionel Hampton. Son groupe Ubiquity fut l’un des premiers à fusionner jazz, funk et soul music. Les lames de son vibraphone n’ont jamais de vague à l’âme.Avant de s’installer à New York et de promener ses mailloches dans tous les sillons de la Grande Musique Noire, Roy Ayers a fait ses classes à Los Angeles. En s’inscrivant d’abord, en 1958, au Los Angeles City College pour y étudier sérieusement la théorie musicale.

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Expansions (Lonnie Liston Smith and The Cosmic Echoes), fusion nimbée de spiritualité

Arrivé à NYC en 1963, Lonnie Liston Smith joue du Free Jazz avec différentes formations locales jusqu’en 1971, date à laquelle il découvre un instrument alors presque inconnu du grand public, le Fender Rhodes. Le mythique clavier crée en 1965 par Harold Rhodes, sera découvert par Lonnie presque par accident alors qu’il enregistre en studio. Très prolifique entre 1973 et 1985, il enregistre 14 albums dont « Expansions » accompagné de The Cosmic Echoes le groupe qu’il a créé avec son frère Donald Smith.

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Blue Note Records, un legs esthétique et musical incontestable !

Né de la passion commune de deux amis, Alfred Lion et Francis Wolff, Blue Note Records est devenu le label de jazz le plus prestigieux du XXe siècle. Son slogan, « The Finest in Jazz Since 1939 », a marqué l’histoire du courant musical, en s’affichant sur les pochettes de Louis Armstrong, Art Blakey, Miles Davis, Ornette Coleman, Chick Corea, en passant par John Coltrane et Herbie Hancock.

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Songs of Leonard Cohen (Leonard Cohen), premier LP du songwritter

Pas de Summer of Love pour Leonard Cohen. Son premier album Songs of Leonard Cohen est sorti juste avant Noël 1967, c’est le plus beau des cadeaux, mais c’est celui, empoisonné, d’un homme qui ne croit pas au Père Noël. Ni à l’amour éternel. Ni à la mode de l’époque – sur la photo de pochette, il ressemble plus à un mélange de John Cassavetes et François Fillon jeune qu’à un mec cool.

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Studios Sound City, Mecque du rock alternatif

Peu d’endroits dans le monde ont vu une telle créativité déferler entre ses murs en l’espace de quarante ans. Sound City, c’était un peu la Motown du rock alternatif, la caution d’un grain Rock particulier, nécessaire pour garantir l’authenticité du propos.Difficile également d’évoquer les studios Sound City sans ceux qui en ont fait leur terrain de jeu idéal pour devenir des maîtres en la matière, à savoir les grands producteurs d’outre-Atlantique tels que Rick Rubin, Joe Barresi , Brett Gurewitz, Greg Fidleman ou des artistes développant leurs talents en production comme Trent Reznor ou James Maynard Keenan.

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Breezin (George Benson), un jazz instrumental funky et léché

Si Warner eut fort à faire pour arracher Benson à Creed Taylor (alors producteur chez CTI), elle n’eut pas à regretter les 400 000 dollars déboursés pour le signer en août 1975.Avant d’être débauché par la major, George Benson est guitariste de session pour CTI depuis déjà quelques années. Ses enregistrements pour le label vont marquer l’apogée du guitariste.