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B.O. d’Ascenseur pour l’échafaud, quand la musique dépasse la fiction

Miles Davis est âgé de 31 ans quand il enregistre la B.O. d’Ascenseur pour l’échafaud, sa première bande originale pour le cinéma. En novembre 1957, le trompettiste effectue une courte tournée européenne en compagnie du trio du pianiste René Urtreger. Marcel Romano, programmateur du Club Saint-Germain, compte dans son public deux jeunes assistants cinéastes, Alain Cavalier et François Leterrier, qui viennent de contribuer à ascenseur pour l’échafaud, le premier long-métrage de Louis Malle.

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Rust Never Sleeps (Neil Young), un jalon essentiel du post-punk

A la sortie de son album Comes A Time, Neil Young est en plein désarroi. La vague punk vient de surgir emportant tout sur son passage. Fasciné par cette nouvelle émergence musicale, le Loner se doit de répliquer. Le canadien commence alors une tournée revigorante, placée sous les auspices d’un renouveau artistique que personne n’attendait de la part de Neil Young. Rust Never Sleeps. Fin 1978, proposant un show complexe et très élaboré, l’homme fait salle comble tous les soirs.

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Placebo years (Marc Moulin), de l’électro-jazz 70’s ultra créative

Pionnier du jazz fusion en Europe, le Belge Marc Moulin est marqué par Miles Davis, Soft Machine et les formations aventureuses de la fin des années 1960. Après quelques années passées à sillonner l’Europe en tant que pianiste, il forme Placebo en 1969, alors que les musiques pop et le jazz commencent à s’agréger et à laisser la place à des compositions de plus en plus libres. Influencé par la trompette de Miles Davis et le clavier d’Herbie Hancock, Placebo enregistre ses premières compositions au début de la décennie.

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Mali Music (Damon Albarn), carnets de voyage musical non identifié

Touche-à-tout génial de la musique pop britannique avec ses groupes Blur et Gorillaz, Damon Albarn est saisi par la grâce en visitant le Mali en 2000. Il fonde le collectif Africa Express, rencontre de musiciens de trois continents mettant les artistes maliens à l’honneur. Fasciné par ce premier voyage, bercé par ses rencontres musicales, il va composer une musique onirique à souhait. Le projet aurait pu donner un ovni commercial insipide, mais c’est un carnet de voyage musical surprenant.

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Hejira (Joni Mitchell), la symbiose selon Mitchell et Pastorius

En 1974, Joni Mitchell règne sur l’univers de la pop, adorée par la critique et par des millions de fans pour sa série d’albums brillants, souvent douloureusement personnels, qui atteint son apogée cette année-là avec le succès de Court and Spark.Joni Mitchell HejiraL’année précédant Joni Mitchell Hejira, l’album The Hissing of Summer Lawns en 1975 marque une transition vers un son plus complexe et nuancé.Les confessions laissent la place à une série de vignettes sur les femmes des années 1970, des night-clubbeuses (« Edith and the Kingpin ») aux femmes riches qui s’ennuient (« The hissing of summer lawns ».

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Bob Marley Exodus , l’album de l’exil forcé à Londres

Premier album studio de Bob Marley & the Wailers enregistré hors de la Jamaïque, Exodus est d’abord le disque de l’exil forcé. Le 3 décembre 1976, six hommes armés tirent sur Bob Marley et sa femme Rita à leur domicile de Kingston. Les causes sont nébuleuses.Le couple décide de s’exiler à Londres, où Bob Marley va peaufiner les chansons de Bob Marley Exodus, pour la plupart écrites avant son départ.

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Daft punk Homework , le groove synthétique

En cette fin d’années 1990, la France s’emballe. Un an avant qu’elle devienne championne du monde de foot, un groupe français réussit à atteindre une classe mondiale : Daft Punk, avec«Homework», un album qui marqua son époque et qui symbolisa le succès phénoménal de la french touch dans les discothèques européennes et au-delà. Ce renouveau dans le son électro-rock va permettre de jeter des ponts entre fans hardcore de disco-boule-à-facettes et amateurs de pop simple, élégante et dérangeante.

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The Virgin Suicides (Air), pas une bande originale traditionnelle

De l’importance des premières fois… Avec The Virgin Suicides, Sofia Coppola étrenne sa carrière de metteur en scène, Kirsten Dunst explose dans son premier grand rôle et Air compose sa première bande originale de film.Air The Virgin SuicidesJean-Benoît Dunckel et Nicolas Godin viennent d’achever la tournée américaine de leur premier album, Moon Safari, lorsqu’ils croisent le chemin de la fille du réalisateur d’Apocalypse Now et du Parrain.

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A Love Supreme (John Coltrane), véritable hymne de louanges au Créateur

Lorsqu’en décembre 1964, le saxophoniste est entré en studio avec le pianiste McCoy Tyner, le bassiste Jimmy Garrison et le batteur Elvin Jones, il s’était sorti depuis longtemps de son addiction aux drogues. Ce quartette a alors acquis la réputation d’être l’un des ensembles les plus innovants du jazz. Chacun de ses spectacles s’apparentait à une incursion dans l’inconnu, dans l’inouï.

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Bande originale de Vampyros Lesbos (Manfred Hubler / Siegfried Schwab)

Réédité en 1995 par le label Crippled Dick Hot Wax, Vampyros Lesbos Sexadelic Dance Party regroupe des titres enregistrés en 1969 par Manfred Hubler et Siegfried Schwab (aka The Vampires’ Sound Incorporation), tirés de deux albums (Psychedelic Dance Party et Sexadelic) et destinés à trois films réalisés par Jess Franco : « Mrs Hyde, She Kills in Ecstasy », « The Devil Came from Akasawa » et « Vampyros Lesbos » qui donne donc son nom à ce disque.

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Below The Bassline (Ernest Ranglin), l’album solo du Django Jamaïcain !

Ernest Ranglin est le Django des Caraïbes. Comme le maitre manouche, il évolue en improvisation permanente, jamais gêné par les contraintes techniques. Son style est un délice de musicalité, ses notes gambadent sur le groove, le parent d’une douce légèreté. Un rien d’innocence éclaire les interventions de ce vétéran, longtemps le meilleur secret de son fie, avant de découvrir le monde sur le tard.

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Bande originale de Shaft (Isaac Hayes), instrumentaux introspectifs et tueries funky

« Il est cool, c’est un coriace. C’est un privé non, une bombe sexuelle qui les tombe toutes. Il ne reçoit d’ordre de personne’, noir ou blanc, mais il est prêt à risquer sa peau pour un pote. Lui, c’est Shaft. Pigé ! » Le titre principal d’lsaac Hayes présente parfaitement le héros/rebelle/emblème afro-américain interprété par Richard Roundtree et vedette de l’énorme succès réalisé par Gordon Parks, Les Nuits rouges de Harlem sortit dans la foulée de Sweet Sweetback’s Baaclasssss Song.

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Song for my father (Horace Silver), une musique qui résiste à l’épreuve du temps

Avec ses grooves enivrants et ses thèmes exotiques, “Song For My Father” est devenu l’un des grands classiques de Blue Note, au même titre que “The Sidewinder” de Lee Morgan. Horace Silver en commence d’ailleurs l’enregistrement la même année, en 1963, soit presque une décennie après les fameux concerts au Birdland et au Bohemia avec Art Blakey qui les désignèrent tous deux comme les inventeurs du hard bop.

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B.O. de Trouble man (Marvin Gaye), blaxploitation contribution du prince de la soul

Entre ces deux énormes chefs d’œuvres que sont What’s Going On (1971) et Let’s Get It On (1973), il existe une autre petite perle qui n’a sûrement jamais été appréciée à sa juste valeur : la Bande originale de Trouble man.Nous sommes en 1972 et alors que Marvin Gaye refuse de monter sur scène afin de défendre son What’s Going On, apeuré par la simple idée de devoir repartir en tournée, il pense un temps poser ses valises à Hollywood et y faire carrière.

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From a Whisper to a Scream (Esther Phillips), 1er LP sur le label jazz-funk CTI

Kenny Rogers, future star de Nashville, redécouvre Esther alors qu’elle se produit au Houston Club. Nous sommes en 1962. Cela fait déjà huit ans qu’elle a interrompu sa carrière pour cause d’addiction aggravée à l’alcool et à l’héroïne. Sa vie, partagée entre l’hôpital de Lexington (Kentucky) et la maison de son père à Houston, lui permet de se refaire une santé.

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Talking Book (Sevie Wonder), You Are The Sunshine Of My Life, Superstitious…

L’année 1972 est un grand huit émotionnel pour Stevie Wonder. Son mariage bat de l’aile et il subit un grave accident de voiture qui le plonge quelque temps dans le coma. Côté scène, il tourne avec les Stones et séduit du même coup un large public blanc, contribuant à briser les carcans raciaux.Depuis ses dix-huit ans, le multi-instrumentiste surdoué a emmagasiné plusieurs dizaines de titres inédits et patiemment attendu d’atteindre la majorité légale pour s’affranchir de ses liens avec la Motown.

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Songs Of Experience (David Axelrod), diptyque hommage au poète William Blake

Aussi torturé que celui d’un Todd Rundgren, le génie protéiforme de David Axelrod n’avait pas son pareil dans les années soixante et soixante-dix quand il s’agissait d’arranger ses contemporains.Les Electric Prunes en témoignent au travers de leur album le plus bigarre, une espèce de messe en latin dont un morceau servirait de fond sonore à la scène de trip sous LSD dans le film Easy Rider, Pourtant, l’essentiel de David Axelrod se trouvait déjà ailleurs, plutôt dans son œuvre à lui en fait, et surtout dans un diptyque réalisé en hommage au poète William Blake, Songs Of Experience en constituant le second volet.

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Bande originale « les Gants Blancs du Diable » (K.H. Schäfer), jerk opiacé ou funk lunaire

Dans le club très fermé des bandes originales cultes, la bande originale « les Gants Blancs du Diable » dégage une profonde fascination et un charme inédit auprès de toutes les personnes qui ont eu la chance de pouvoir l’écouter. Aux commandes de cet étrange vaisseau qu’est les Gants Blancs du Diable, un certain Karl-Heinz Schäfer. Arrangeur allemand discret, il officie dans l’ombre des studios français (pour entre autres Aznavour, Christophe, The Rockets, Claude Ciari…) avant de s’attaquer à la musique de film.

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Pink Moon (Nick Drake), l’album dépouillé qui tire le rideau

Nick Drake vit désormais à Londres. Après Five Leaves left, en 1969, il a quitté Cambridge et la fac. L’inspiration citadine qui irrigue Bryter Layter est à double effet : énergie neuve, autre mélancolie.nick drake pink moonLa chambre nue du quartier de Hampstead, lit simple, un poêle et quelques disques et livres, est le refuge où le musicien se retranche peu à peu. « Il avait une vie sociale, dit Kirby, mais elle était compartimentée. Je ne connaissais pas ses amis londoniens. » Même à ceux-là, Drake offre de plus en plus une présence embarrassée, silencieuse.

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Curtis (Curtis Mayfield), premier LP solo du maestro

Les activités de Mayfield pendant les années 60 ne se limitent pas à son travail au sein des Impressions. Lorsqu’il n’est pas en tournée à travers les Etats-Unis, il trouve le temps d’écrire pour d’autres représentants de la soul de Chicago dont Major Lance, Walter Jackson, Gène Chandler, Billy Butler et surtout son frère Jerry.

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Life on planet groove (Maceo Parker), un live 2% Jazz, 98% Funky Stuff !

En 1976, les JB’s quittent le navire en pleine gloire. Ils rejoignent George Clinton, réputé pour ses extravagances vestimentaires et musicales. Sept années durant, Maceo Parker joue les invités de marque sur les albums de Parliament et Funkadelic. Il prête également son talent au Bootsy’s Rubber Band, fondé par Bootsy Collins, l’ancien bassiste de James Brown.

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Songs In The Key Of Life, ou l’apogée artistique de Stevie Wonder

Après avoir négocié un accord unique avec Berry Gordy en 1971 lui garantissant le contrôle artistique total sur ses enregistrements, Stevie Wonder doit renouveler son contrat avec la Motown en août 1975.Le nouveau deal porte sur treize millions de dollars étalés sur sept ans, une somme inouïe pour l’époque. « Pas question de perdre Stevie Wonder ! », tonne Berry Gordy, qui prévoit déjà les bénéfices occasionnés par la sortie d’un double album Songs In The Key Of Life. Gordy, un as du budget prévisionnel, a tout prévu sauf la notion aléatoire du temps à Stevie Wonderland.

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Bande originale du Samouraï (François de Roubaix), portrait intérieur d’un tueur

Seize minutes et trente-quatre secondes. La courte durée de la bande originale du Samouraï, composée par François de Roubaix, n’a d’égal que le sens de l’épure du cinéma de Jean-Pierre Melville. Pour son dixième film, le réalisateur a fait appel à un jeune compositeur parisien dont il avait remarqué le travail orchestral sur « Les Grandes Gueules » et « Les Aventuriers », « films d’hommes » signés Robert Enrico.