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Discothèque idéale selon Femi Kuti

Never love alone
Discothèque idéale selon Femi Kuti Posted on 8 septembre 2013Leave a comment
Never love alone

femi_kutiDix disques. Ceux que Femi Kuti emporterait sur son île déserte. Le fils de l’immense Fela nous livre « un instantané des disques qui aujourd’hui me viennent immédiatement à l’esprit. Je garde mon père pour la fin: c’est évidemment sa musique qui a joué le plus grand rôle dans ma vie, mais il faut comprendre que je vole de mes propres ailes ».

  • Charlie Parker “Au Privé
” : Je l’ai écouté pour la première fois en 1978. Mon père voulait abolument m’initier au jazz. Au début, c’était un vrai suplice, comme d’être gavé de nouriture sans avoir le droit de boire. Et puis au bout de plusieurs mois, j’ai fini par apprécier. Jusqu’à ce que des disques comme «Au Privé» me deviennent vitaux, que leur beauté me submerge. Charlie Parker n’a pas à réfléchir à ce qu’il fait. Il suffit qu’il joue, sa dextérité ne peut que vous hypnotiser.
  • John Coltrane “My Favorite Things”
 : J’hésite entre celui-ci et «Giants Steps»… Ils font partie de ces disques carrément surnaturels qu’on peut écouter des milliers de fois en aimant toujours autant. J’écoutais beaucoup Parker, Rollins, et je suis tombé sur Coltrane: il est différent de tous, unique. Avec Davis, c’est lui qui a donné au jazz une dimension clairement spirituelle. Il a créé la notion de liberté dans la musique. Avec Tyner au piano, ses mélodies me font craquer.
  • Miles Davis “Kind of Blue”
 : Celui avec «All Blues». C’est dans les années 80 que j’ai accroché. Je reconnais immédiatement son son: rond, chaud, entier. A 360 degrés, un son parfait. Sa musique est apaisante. Avec Coltrane, ils ont formé la paire parfaite.
  • Dizzy Gillespie “Things to Come” : 
Ça c’est du big band! La puissance de celui de Gillespie m’explose la tête. Toujours. C’est lui qui m’a fait aimer les big bands. Je ne veux pas pour autant à le copier, mais c’est clair que je recherche pour m’accompagner un groupe qui possède un tel souffle.
  • Michael “Jackson Thriller”
 : C’est dingue: il n’y a que des tubes sur ce disque. Malgré mon père, j’ai grandi en écoutant les Jackson Five et Motown. A l’époque de «Thriller», je n’étais plus un gamin, j’avais vers les 25 ans, mais ça ne m’empéchait pas de craquer. En plus, c’est Quincy Jones qui l’a produit…
  • Quincy Jones “Sounds & Stuff” : 
Avec «Stuff Like That», un morceau de funk génial. C’est sa période funk que je préfère, ses albums de jazz ne m’ont pas du tout marqué. Pour moi, le jazz, c’est une musique spirituelle. Et je trouve que Quincy Jones est meilleur quand il évolue dans l’entertainment. Le funk est une musique qui fait beaucoup plus vibrer l’africain de la rue que le jazz.
  • Sting “Nothing Like the Sun” : Marsalis y joue du saxo. Les paroles sont belles, et Sting a une attitude que je respecte particulièrement. Avec lui, il n’y a pas de frontière, on ne cherche pas à savoir s’il est noir ou blanc, on voit simplement qu’il est humain.
  • George Benson “Give Me the Night”
 : Avec le morceau qui a le nom de cette rue de New York, mmh, ça doit être «Off Broadway». Sa voix, sa guitare, sa production, j’aime Benson. Les tous derniers albums sont moins bien, mais jusqu’à ce disque, c’était vraiment splendide.
  • Pink Floyd “The Wall”
 : Les paroles, «Teachers, leave those kids alone», m’ont marqué. Je ne suis ni fan de metal, ni fan de rock, ni fan de Pink Floyd, mais ce disque, avec son film, m’a fait changer d’avis. Aujourd’hui, j’aime bien Oasis.
  • Fela Anikulapo Kuti “Roforofo Fight”
 : Pourquoi celui-ci ? Parce qu’il est double! Quatre morceaux, un par face. L’écouter, ça me rend tout chose, évidemment. Etre son fils, ça a pu être dur. J’ai grandi en écoutant sa musique, puis ai voulu suivre ma voie en me plongeant dans le funk. Aujourd’hui, quand je me mets un de ses disques, je saisis vraiment son importance. Et je suis incroyablement fier.

© vibrations magazine

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