Posted in LABEL

Blue Note Records, un legs esthétique et musical incontestable !

Né de la passion commune de deux amis, Alfred Lion et Francis Wolff, Blue Note Records est devenu le label de jazz le plus prestigieux du XXe siècle. Son slogan, « The Finest in Jazz Since 1939 », a marqué l’histoire du courant musical, en s’affichant sur les pochettes de Louis Armstrong, Art Blakey, Miles Davis, Ornette Coleman, Chick Corea, en passant par John Coltrane et Herbie Hancock.

Posted in ALBUM

You’ve Got It Bad Girl (Quincy Jones), reprises pop, soul et jazz

En 1973, Quincy Jones vient d’enregistrer un album studio et supervisé la production d’une bande sonore “Come Back Charleston Blue” de Donny Hathaway.En 1987 parut une compilation intitulée “Strike Up The Band”, quatorze titres extraits d’albums Mercury de Quincy Jones, tels “Hip Hits”, ou “Quincy Jones Digests And Interprets The Wonderful Sounds That Are Henry Mancini”, un LP de 1964 dans lequel il adaptait Baby Elephant Walk et le célèbre thème de The Pink Panther.

Posted in ALBUM

Bonga Angola 72, bande-son de la lutte d’indépendance angolaise

“Angola 72 a été enregistré en une journée, de 8 heures à 20 heures. Le lendemain, il était mixé, et quinze jours après, il était distribué dans la clandestinité par des Cap-Verdiens de Rotterdam. En Angola, il a été censuré, les gens ne pouvaient l’écouter que les volets clos, les maisons fermées. Mais il a recueilli un immense succès.”

Posted in ARTISTE

Nina Simone, grande prêtresse de l’âme et voix de l’engagement

Aretha Franklin et la soul, Ella Fitzgerald et le jazz, Mahalia Jackson et le gospel, Dinah Washington et le blues… Si la plupart des grandes voix féminines ont été affiliées à un genre, il en est une qui occupe une place à part : Nina Simone. Auteur- compositeur majeure, totalement maîtresse de son art, de l’écriture jusqu’à l’interprétation, Eunice Kathleen Waymon (de son vrai nom) laisse derrière elle une œuvre forte qui embrasse tous ces styles, des versions uniques de grands classiques. S’il fallait encore souligner la dimension et l’empreinte de Nina Simone, il suffirait de constater combien sa voix, son style, sont reconnaissables en quelques mesures. La marque d’une grande, « The High Priestess of Soul ».

Posted in ALBUM

Earth Wind and Fire Alive in’75, concerts d’anthologie au groove extatique

Pour devenir une formation de premier plan, il manque encore au groupe Earth, Wind & Fire un hit incontournable susceptible de transcender les frontières de la soul pour toucher tous les publics. L’occasion lui en est donnée par le biais d’un projet cinéma lorsque Maurice White est sollicité en 1975 par Hollywood pour écrire la B.O. du film That’s The way Of The World, l’histoire d’un producteur de disques (interprété par Harvey Keitel) qui cherche à pousser la carrière d’un jeune groupe inconnu contre l’avis bassement commercial de ses patrons.

Posted in ALBUM

Pump Up The Volume, bande originale culte de rock indé débraillé 90s

Pump Up The Volume a été très bien accueilli par la critique et a permis d’imposer Christian Slater comme l’un des acteurs les plus prometteurs de sa génération. Mais surtout, la B.O. du film a permis à des tas d’adolescents à travers le monde de découvrir des artistes qui allaient devenir des références majeures dans les années à venir.

Posted in ALBUM

Attica Blues (Archie Shepp), vibrantes émotions black, brown and beige

Mai 1971 : dans les studios de Rudy Van Gelder, Archie Shepp enregistre son prochain album pour la firme impulse! au titre pas moins évocateur que les précédents, “Things Have Got To Change”. Septembre 1971 : une émeute éclate dans la prison d’Attica (New York), suite au décès brutal, le 21 août, de l’activiste du Black Panther Party George Jackson dans la prison de Saint Quentin.

Posted in ARTISTE

Mel Tormé, un crooner à la voix de brume veloutée

A l’instar de Buddy Rich, Sammy Davis Jr ou Mickey Rooney, Mel Tormé avait connu le lot d’expériences réservées aux enfants prodiges du show business et avait su en tirer les leçons.Il aimait rappeler : « Une des joies du chanteur de jazz est d’essayer de maintenir une part d’improvisation constante par rapport à ce qu’il interprète. Mais – et le mais est capital – à condition de ne jamais perdre de vue la valeur musicale originale que le compositeur y a mise. Et surtout ne pas sacrifier l’élément le plus important d’une chanson populaire : les paroles. »

Posted in ALBUM

Sex Machine (James Brown), clef de voûte de la discographie brownienne

On ta dit : ce double album est deux choses à la fois. Pierre angulaire de l’histoire de la musique noire, clef de voûte de la discographie brownienne. Il propose un souvenir du formidable modèle dit du mâle noir urbain 70 jetant ses ordres à la cantonade :“Ne me donnez rien/ Ouvrez-moi juste la porte/ Je me servirai tout seul ”. Bien des années après, musardant sur l’infernal impact de son titre chaudière, James affirmerait : “Cette chanson, ‘…Sex Machine’, ah… J’ai mis bien des choses dedans. ” Tout est resté : blues, soul, rhythm’n’blues et le vieux mojo vaudou en prime, tout est là, un chef-d’œuvre funk qui déchire velu, pour des siècles des siècles, amen.

Posted in ALBUM

Blue (Joni Mitchell), harmonies virginales et poésie désabusée

Après ses trois premiers albums, Joni Mitchell éprouve le besoin de prendre de la distance vis-à-vis d’un succès aussi croissant qu’angoissant. Elle témoignera quelques années plus tard au sujet de ce sentiment d’insécurité : “A l’époque, je me sentais sans défenses, comme l’emballage de cellophane d’un paquet de cigarettes, comme si je n’avais plus aucun secret pour le monde. Je n’étais ni forte ni heureuse.”

Posted in PLAYBISCITÉ

Discothèque idéale selon Anthony Joseph

Les disques qui comptent pour Anthony Joseph, le Trinidadien de Londres dont la verve tropicalisée et le verbe créolisé s’inscrivent dans le tout-monde. Collectionneur de vinyles, le chanteur a la classe de proposer une sélection de classiques, plus que de faire étalage de raretés pour frimer en société.

Posted in ALBUM

Smackwater Jack (Quincy Jones), une dream team de musiciens jazz triés sur le volet

Plus encore que “Gula Matari” (1970, A&M), “Smackwater Jack” marque un tournant dans la discographie de Quincy Jones : c’est la première fois qu’il s’essaye à autant de styles en à peine 42 minutes. Jazz, blues, pop, gospel, musique de film.Quincy Jones combine tous ses savoir-faire avec une confondante facilité, au risque de tomber dans le piège du disque-catalogue, qu’il évite cependant grâce aux efforts combinés de trois producteurs : Phi Ramone, Ray Brown et Jones lui-même.

Posted in ALBUM

Kind Of Blue (Miles Davis), ou la quintessence du jazz modal

Miles vient alors de rencontrer un grand succès commercial avec Miles Ahead (1957) et Porgy & Bess (1958), deux disques enregistrés en grand ensemble sous la direction de l’arrangeur Gil Evans. Mais, en ce début d’année 1959, Miles Davis aspire à réintégrer le studio de la 30th Street avec une formation réduite. Il sait que son sextet est prêt maintenant à donner corps à son projet d’album entièrement basé sur la libre interprétation et les principes de la modalité.

Posted in ALBUM

Força bruta (Jorge Ben), ni politisé ni conformiste

En 1964, un coup d’Etat instaure une dictature militaire au Brésil. Face à la censure, à l’exil forcé, aux emprisonnements, la musique brésilienne se polarise : d’un côté les musiciens engagés tels que Caetano Veloso, Chico Buarque ou Gilberto Gil ; et de l’autre la musique commerciale et naïve de la ” Jovem Guarda “, du ié-ié-ié, représentée par Roberto Carlos, Erasmo Carlos et Wanderléa.

Posted in ALBUM

Abbey Road (The Beatles), l’ultime opus des Fabs four

Sur la pochette, pas de titre ni de nom de groupe. Kosh, le directeur artistique qui a orchestré ce visuel légendaire, a justifié son choix lors d’une interview pour la BBC en 2009, à l’occasion du quarantième anniversaire de la sortie The Beatles Abbey Road : “Je leur ai assuré qu’on n’avait pas besoin d’écrire le nom du groupe sur la pochette. Ils étaient le groupe le plus célèbre du monde, après tout.

Posted in ALBUM

Nia (Blackalicious), rap festif et métissé made in California

DJ Shadow était le plus visible, mais il n’a jamais été isolé. Avant que le fondamental Endtroducing… ne lui apporte la renommée que l’on sait, il était partie prenante de Solesides, label essentiel de la Baie de San Francisco, cette Bay Area où s’était épanouie, depuis Del et Digital Underground, le hip-hop le plus malin et le plus créatif de Californie.

Posted in ALBUM

1999 (Cassius), LP fonctionnel à l’euphorie contagieuse

Difficile d’échapper aux uppercuts calibrés Cassius, star programmée de la house française. C’est curieusement avec ce projet Cassius 1999, le plus sage d’une déjà riche carrière, que Hubert Boombass et Philippe Zdar, parrains de la French touch, devaient remporter leur premier titre mondial avec 1999, un album fonctionnel à l’euphorie contagieuse.