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Stax Records, label incontournable de la musique noire américaine

Fondé en 1959, Stax Records a consolidé la réputation musicale de Memphis comme aucun autre label avant lui. Tout commence par une histoire de famille. Jim Stewart, un joueur de banjo branché country music, et sa sœur, Estelle Axton, ont un magasin de disques appelé Satellite.Quand ils décident de lancer un label discographique (pas encore Stax Records), c’est d’abord vers la country qu’ils se tournent. Mais le magasin est situé dans un quartier peuplé en grande majorité par des Noirs, et c’est dans le R&B que le duo va vite se spécialiser.

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Buckshot LeFonque, un classique de la M.A.A.P.

Projet éphémère au nom farfelu, Buckshot LeFonque représente l’escapade hip-hop d’un grand musicien de jazz au coeur des années 90. Derrière ce pseudonyme, Branford Marsalis, saxophoniste de renom. Formé auprès d’Art Blakey, Marsalis aura joué avec tous les grands noms du jazz, de Lionel Hampton à Herbie Hancock en passant par Miles Davis.

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Record Plant Studios, un palmarès d’enregistrements légendaires

Record Plant Studios (aussi connu comme « The Record Plant ») étaient trois célèbres studios d’enregistrement créés et dirigés par Gary Kellgren et Chris Stone. Le premier studio ouvert a été celui de New York au 321 West 44th Street en 1968. L’année suivante, un second studio fut ouvert à Los Angeles, puis un troisième à Sausalito en Californie.

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Stan Getz, au-delà du folklore du jazzman maudit et tourmenté

Au-delà du folklore du jazzman maudit et tourmenté, Stan Getz laisse l’image d’un musicien au talent particulièrement varié, capable d’interprétations d’un grand classicisme comme de vibrantes audaces musicales. Artiste de pointe de la fusion entre musiques du monde et jazz, Stan Getz reste l’une des figures les plus innovantes du jazz.

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At Home Live In Marciac (Roberto Fonseca / Fatoumata Diawara), une union artistique brûlante au groove enivrant

S’il fallait illustrer combien l’Afrique et l’Amérique latine sont intimement liées, ce concert capté le 4 août 2014 au festival Jazz In Marciac et intitulé « At Home » y répondrait à merveille ! En effet la rencontre du prodigieux pianiste originaire de la Havane, Roberto Fonseca et de la diva malienne Fatoumata Diawara sonne comme la fusion parfaite, tant au niveau des rythmes que des mélodies, entre le jazz aux accents afro-caribéens et la tradition mandingue aux couleurs pop.

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Light As A Feather (Chick Corea), un album à part dans la discographie du maitre

Le Return to Forever de Chick Corea incarna tellement le jazz-rock au milieu des années 1970 qu’on en oublierait presque ses débuts, plus paisibles, et surtout ses flirts avec la musique brésilienne. Nul doute que la voix suave et légèrement fausse de Flora Purim ainsi que les percussions d’Airto Moreira aient contribué à l’atmosphère envoûtante de ce disque.

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La Bossa nova, une histoire d’influence réciproque

La Bossa nova est une histoire d’influence réciproque : le Jazz et la samba. Deux musiques noires, issues du même continent, d’une semblable tragédie tournée en poésie. En 1958, la chanteuse et actrice carioca Elizete Cardoso enregistre une chanson Chega de Saudade. Dans la cabine du studio, il y a Vinicius de Moraes, diplomate et parolier, qui s’enthousiasme auprès d’Antonio Carlos jobim et d’un musicien natif de l’État de Bahia, exilé à Rio de Janeiro en 1950 et qui tient la guitare : Joao Gilberto. De Moraes, Jobim, Gilberto, trinité de ce que l’on appellera bientôt la bossa nova (« nouvelle tendance »).

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Reggae, la great musique populaire jamaïcaine

Fruit des étapes successives qui jalonnent la musique populaire jamaïcaine (mento, ska, rocksteady), le reggae apparaît à Kingston à la fin des années 1960. Si des vestiges du colonialisme sont toujours présents (parcs, élégantes bâtisses anglaises, etc.), la ville compte plusieurs ghettos dont le plus célèbre est Trenchtown. Le quotidien de la cité est notoirement violent. La musique y est omniprésente.

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You’ve Got It Bad Girl (Quincy Jones), reprises pop, soul et jazz

En 1973, Quincy Jones vient d’enregistrer un album studio et supervisé la production d’une bande sonore « Come Back Charleston Blue » de Donny Hathaway.En 1987 parut une compilation intitulée « Strike Up The Band », quatorze titres extraits d’albums Mercury de Quincy Jones, tels « Hip Hits », ou « Quincy Jones Digests And Interprets The Wonderful Sounds That Are Henry Mancini », un LP de 1964 dans lequel il adaptait Baby Elephant Walk et le célèbre thème de The Pink Panther.

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Bonga Angola 72, bande-son de la lutte d’indépendance angolaise

« Angola 72 a été enregistré en une journée, de 8 heures à 20 heures. Le lendemain, il était mixé, et quinze jours après, il était distribué dans la clandestinité par des Cap-Verdiens de Rotterdam. En Angola, il a été censuré, les gens ne pouvaient l’écouter que les volets clos, les maisons fermées. Mais il a recueilli un immense succès. »

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Nina Simone, grande prêtresse de l’âme et voix de l’engagement

Aretha Franklin et la soul, Ella Fitzgerald et le jazz, Mahalia Jackson et le gospel, Dinah Washington et le blues… Si la plupart des grandes voix féminines ont été affiliées à un genre, il en est une qui occupe une place à part : Nina Simone. Auteur- compositeur majeure, totalement maîtresse de son art, de l’écriture jusqu’à l’interprétation, Eunice Kathleen Waymon (de son vrai nom) laisse derrière elle une œuvre forte qui embrasse tous ces styles, des versions uniques de grands classiques. S’il fallait encore souligner la dimension et l’empreinte de Nina Simone, il suffirait de constater combien sa voix, son style, sont reconnaissables en quelques mesures. La marque d’une grande, « The High Priestess of Soul ».

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Earth Wind and Fire Alive in’75, concerts d’anthologie au groove extatique

Pour devenir une formation de premier plan, il manque encore au groupe Earth, Wind & Fire un hit incontournable susceptible de transcender les frontières de la soul pour toucher tous les publics. L’occasion lui en est donnée par le biais d’un projet cinéma lorsque Maurice White est sollicité en 1975 par Hollywood pour écrire la B.O. du film That’s The way Of The World, l’histoire d’un producteur de disques (interprété par Harvey Keitel) qui cherche à pousser la carrière d’un jeune groupe inconnu contre l’avis bassement commercial de ses patrons.

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Pump Up The Volume, bande originale culte de rock indé débraillé 90s

Pump Up The Volume a été très bien accueilli par la critique et a permis d’imposer Christian Slater comme l’un des acteurs les plus prometteurs de sa génération. Mais surtout, la B.O. du film a permis à des tas d’adolescents à travers le monde de découvrir des artistes qui allaient devenir des références majeures dans les années à venir.

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Attica Blues (Archie Shepp), vibrantes émotions black, brown and beige

Mai 1971 : dans les studios de Rudy Van Gelder, Archie Shepp enregistre son prochain album pour la firme impulse! au titre pas moins évocateur que les précédents, « Things Have Got To Change ». Septembre 1971 : une émeute éclate dans la prison d’Attica (New York), suite au décès brutal, le 21 août, de l’activiste du Black Panther Party George Jackson dans la prison de Saint Quentin.

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Mel Tormé, un crooner à la voix de brume veloutée

A l’instar de Buddy Rich, Sammy Davis Jr ou Mickey Rooney, Mel Tormé avait connu le lot d’expériences réservées aux enfants prodiges du show business et avait su en tirer les leçons.Il aimait rappeler : « Une des joies du chanteur de jazz est d’essayer de maintenir une part d’improvisation constante par rapport à ce qu’il interprète. Mais – et le mais est capital – à condition de ne jamais perdre de vue la valeur musicale originale que le compositeur y a mise. Et surtout ne pas sacrifier l’élément le plus important d’une chanson populaire : les paroles. »

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Sex Machine (James Brown), clef de voûte de la discographie brownienne

On ta dit : ce double album est deux choses à la fois. Pierre angulaire de l’histoire de la musique noire, clef de voûte de la discographie brownienne. Il propose un souvenir du formidable modèle dit du mâle noir urbain 70 jetant ses ordres à la cantonade :“Ne me donnez rien/ Ouvrez-moi juste la porte/ Je me servirai tout seul ”. Bien des années après, musardant sur l’infernal impact de son titre chaudière, James affirmerait : “Cette chanson, ‘…Sex Machine’, ah… J’ai mis bien des choses dedans. ” Tout est resté : blues, soul, rhythm’n’blues et le vieux mojo vaudou en prime, tout est là, un chef-d’œuvre funk qui déchire velu, pour des siècles des siècles, amen.