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Le synthétiseur moog , l’exploration sonore cosmique

Le Doctor Robert Moog n’a jamais ausculté personne. Ni touché une guitare. Pourtant, ça ne l’a pas empêché de révolutionner le monde de la musique. Tout débute en 1961. Robert construit et vend des Theremin et songe sérieusement à perfectionner certains modules, mettant en série plusieurs filtres identiques afin d’obtenir une unité efficace.

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Chicago, matrice de toutes les expériences afro-américaines

Forte de son potentiel industriel, Chicago devient au début du XXe siècle l’une des plaques tournantes des exilés ruraux du Deep South, qui fuient tout autant une précarité économique qu’une ségrégation sauvage. Dans leurs bagages, ils emportent le blues qui va bientôt muter en se connectant à la grande ville de l’illinois : Muddy Waters, élevé dans les plantations du Delta du Mississippi, troque ainsi sa guitare acoustique pour une électrique. Il n’est pas le seul à se convertir après-guerre.

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Caça a Raposa (Joao Bosco), atmosphères en clair-obscur typique du poète sonore

Joao Bosco, à priori, a le profil d’un chanteur de MPB carioca classique. Issu d’un milieu de classe moyenne qui le destinait à des études d’ingénieur civil, il débute sa carrière comme auteur de chansons pour Elis Regina, tout comme Milton Nascimento, lui aussi issu du Minas Gerais.

Même si Bosco a quitté très tôt cet état montagneux et rural pour Rio et son fameux samba, il lui reste cette fibre d’esthète, de peintre d’atmosphères en clair-obscur typique des poètes sonores du Clube da Esquina – ce qui l’amènera bien plus tard à reprendre le « Rouge-gorge » de Gérard Manset, par exemple.

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Joao Bosco, musicien des plus imaginatifs et éclectiques de la MPB

Joao Bosco est un des musiciens les plus imaginatifs et éclectiques de la MPB et, comme Lins, il s’est fait connaître après des prestations remarquées dans les festivals universitaires. Bosco se produit souvent seul en concert, s’accompagnant juste à la guitare acoustique. Et c’est largement suffisant : il est le plus autonome des musiciens, un groupe à lui tout seul. Il s’assied sur un tabouret sur la scène d’un théâtre comme le Canecâo de Rio, vêtu d’une chemise de soie blanche et d’une cravate rouge et incite très facilement le public à chanter avec lui ses superbes mélodies.

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Black & Proud, la bande-son du Mouvement des droits civiques afro-américains

Au virage des années soixante, les musiciens afro-américains se mettent au diapason de la contestation. Du jazz à la soul, du funk au futur rap, ils promettent des lendemains qui détonnent. État des lieux de la bande-son du Mouvement des droits civiques.

I have a dream. » Nul n’a oublié le discours de Martin Luther King sur les marches du Lincoln Memorial de Washington D.C. Le pasteur n’était pas le seul à rêver en cette année 1963. Un autre Afro-américain montrait à sa manière la voie à suivre : le trompettiste Dizzy Gillespie signait un retentissant album intitulé Dizzy For President!

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Bande originale The Blues brothers, croisade soul contre déferlante disco

La bande originale du film The Blues brothers est avant tout le symbole d’une croisade, celle menée par le duo comique révélé par l’émission télé Saturday Night live pour défendre la soul, la seule, la vraie, contre les outrages commis par la tragique déferlante disco.Ce qui avait commencé comme une chouette idée de sketch, pour les frères Joliet Jake et Elwood Blues (John Belushi et Dan Aykroyd), se transforme rapidement en phénomène populaire.

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John Barry, compositeur et maître d’œuvre de douze B.O. de James Bond

Des James Bond, dont il a été le compositeur officiel pendant plus d’un quart de siècle, aux thèmes indémodables de Macadam Cowboy, Out of Africa ou Danse avec les loups, en passant par le générique de la série Amicalement vôtre, John Barry a été le premier à réussir le grand écart : plébiscité par ses pairs, Barry a également gagné les faveurs du grand public. Ses disques se sont vendus à des millions d’exemplaires, et on estime que deux Terriens sur trois au moins (!) sont capables de fredonner le thème de l’agent 007.

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Forces Of Victory (Linton Kwesi Johnson), récit ultra réaliste du dub poète

A la première comme à la centième écoute, « Sonny’s Lettah » (La lettre de Sonny, ou la lettre du fils) prend aux tripes. C’est l’un des temps forts de Forces Of Victory. Un récit ultra réaliste qui trouve son efficacité dans l’alchimie parfaite entre les mots, la mise en musique mais aussi la diction du dub poète Linton Kwesi Johnson, Sous-titré « Anti-Sus Poem » en référence à la « sus law », une loi informelle permettant aux policiers britanniques d’arrêter n’importe qui sur une simple suspicion, le texte condamne avec habileté cette mesure inique dont l’application peut dégénérer de façon dramatique.

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But beautiful (Bill Evans, Stan Getz), l’unique Live des monstres sacrés post-bebop

Bill Evans et Stan Getz, deux des improvisateurs les plus lyriques du jazz post-bebop, n’ont presque jamais enregistré ensemble. Leur seule collaboration en studio, pour Verve en 1964, a été si infructueuse, du moins dans leur esprit, qu’ils ont contractuellement demandé à leur maison de disque de ne pas sortir l’album (Il a quand même été publié en 1973 sous le nom de « Stan Getz & Bill Evans »). En 1974, soit dix ans plus tard, ils se produisent à nouveau ensemble lors de concerts aux Pays-Bas et en Belgique. Le résultat, cette fois-ci, est bien meilleurs. Le seul autre enregistrement du duo dresse un portrait fascinant de deux jazzmen extraordinaire à l’œuvre. Mais comme l’album Verve, il est parfois teinté de frictions.

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Grace (Jeff Buckley), culte d’un premier et unique album studio

En septembre 1994 sortait Grace, le premier et unique album publié de son vivant, par Jeff Buckley. Entre ses premières expériences peu concluantes au sein de groupuscules punks et les doutes, les fausses pistes et le goût inachevé d’un second album posthume, Jeff Buckley a fait naître l’œuvre de sa carrière, unique à plus d’un titre. Jusqu’à l’âge de 25 ans, Jeff Buckley est quasiment muet, du moins en tant que chanteur. C’est avant tout un musicien, un guitariste. C’est sa grand-mère maternelle, Anna qui lui a offert sa première guitare acoustique, alors qu’il avait à peine 3 ans (il est né le 17 novembre 1966). Longtemps, il n’en joue pratiquement pas mais selon un camarade « il la tenait serrée tout contre lui comme Linus sa serviette ».

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Atlantic records, l’épopée d’un label mythique indissociable de soul music

Créée par Ahmet Ertegun et Herb Abramson en 1947, Atlantic est à l’origine du rhythm’n’ blues populaire des années 50, avec des groupes comme les Coasters, les Drifters et Ben E. King. Responsable du lancement de Ray Charles et d’Aretha Franklin, elle a diffusé la musique soul à travers le pays, distribuant les disques Stax de Memphis dans les années 60 qui révélèrent, entre autres, Otis Redding.

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George Clinton, des Parliaments au P-Funk de Funkadelic

Lorsqu’on parle de Funk, il y a quelques noms qui viennent directement en tête… Feu James Brown évidemment, Sly Stone et sa family, et bien sûr George Clinton. En plus d’être à l’origine du Funk avec ses confrères, George Clinton peut s’enorgueillir d’avoir inventé le P-Funk qui, plus qu’un style musical, est un véritable univers.

Né le 22 juillet 1941 à Kannapolis en Caroline du Nord, George Clinton grandit à Plainfield dans le New Jersey où il travaille dans un salon de coiffure jusqu’en 1955.

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Steppenwolf, groupe emblématique d’un rock wild et psyché

Steppenwolf est un groupe de Rock psychédélique des années 1960 et 1970, surtout connu pour leur immense succès « Born to Be Wild ». La mère de John Kay, le leader du groupe, s’enfuit de Prusse-Orientale (en République démocratique allemande à l’époque) alors qu’il n’a que quatre ans, un épisode qu’il racontera plus tard dans la chanson « Renegade » dans l’album « Steppenwolf Seven ». Sa famille commence par s’installer à Hanovre, en Allemagne de l’Ouest.

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Five Leaves Left (Nick Drake), folk progressif aux atmosphères sombres et mystérieuses

Malgré sa réticence pathologique à se produire en public, c’est durant l’une de ses prestations à Cambridge que Nick Drake est repéré par un membre des Fairport Convention : Ashley Hutchings qui le dirige logiquement vers son producteur Joe Boyd. Référent de la scène folk-rock britannique à l’époque, Joe Boyd produit alors Fairport Convention mais aussi l’Incredible String Band.

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Roberta Flack, l’art de transcender les couleurs et les genres

Ses complexes l’ont très tôt poussée à se réfugier dans le piano et le chant. Grâce à une voix diablement sensuelle, une détermination hors norme et surtout sa vision de musicienne qui l’a conduite dans des univers très éloignés du périmètre soul dans lequel on a voulu la cantonner, elle est devenue une artiste totale, qui a réussi à sublimer son propre destin. Et si elle reste l’immortelle interprète de killing me softly with his song, son talent va au-delà de cette seule chanson.

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Toots and The Maytals, quand le reggae Got Soul !

Toots and The Maytals ont énormément contribué à l’âge d’or du reggae. Groupe vocal instrumental, ils ont longtemps rivalisé avec les Wailers. Toots and The Maytals, c’est d’abord Fred « Toots » Hibbert, un chanteur à la voix rauque et chaude, délicieuse. Grand amateur de soul music américaine, il fait partie des admirateurs d’Otis Redding, Solomon Burke et autres Wilson Pickett. On a d’ailleurs parfois dit de lui qu’il était en quelque sorte l’Otis Redding des Antilles.

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Revolver (The Beatles), en avance d’un temps sur le reste du monde

En 1966, les Beatles, déjà au sommet de leur créativité et popularité, publient ‘Revolver’, leur septième album. Et révolutionnent le rock, tout simplement. The Beatles Revolver. Annus mirabilis, 1966 ? Pour les Beatles, en tout cas, l’année où tout bascule, à la fois intimement et artistiquement ; l’année où, par leur entremise – et celle de Bob Dylan ou des Beach Boys –, le rock entre pour de bon dans l’âge adulte. La fin d’une époque aussi, marquée par l’innocence, la joie toute simple de mordre à pleines dents dans le succès.

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Steel Pulse, histoire d’ados du ghetto d’Handsworth Birmingham

Formé en 1975 par des adolescents du ghetto d’Handsworth à Birmingham, Steel Pulse fut très largement inspiré à l’époque par Bob Marley & the Wailers. Composé au départ de David Hinds, au chant, à la guitare et à la composition, Basil Gabbidon à la guitare et dans les chœurs, et Ronnie McQueen à la basse. Ils furent rejoints par le batteur Steve Nisbett, par le clavier Selwyn Brown, le percussionniste Alphonso « Fonso » Martin, et le chanteur (chœur) Michael Riley.

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Live in La Fusa (Vinicius de Moraes, Maria Creuza, Toquinho), cosy et bouteilles de whisky

En pleine dictature militaire, pour fuir la censure et les atteintes aux libertés individuelles, certains artistes s’exilent : Chico Buarque en Italie, Caetano Veloso et Gilberto Gil en Angleterre, Geraldo Vandré un peu partout… Les maîtres de la bossa nova les avaient précédés : Carlos Lyra au Mexique, Baden Powell en France, João Gilberto et Antônio Carlos Jobim aux Etats-Unis.

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LA. Woman (The Doors), le chant du cygne de Jim Morrison

Ni le nom du studio ni le titre de la chanson ne sont du meilleur augure. Durant les premiers jours d’octobre 1970, une équipe de musiciens est réunie à Sunset Sound Recorders afin d’y terminer l’enregistrement d’une composition de Nick « The Greek » Gravenites, Buried Alive in the Blues… Seule manque la chanteuse., d’ordinaire ponctuelle. Les heures passent, le producteur s’alarme, un road manager est dépêché au Landmark Motor Hotel, niché au pied des collines d’Hollywood. Sur le parking, un cabriolet Porsche peint aux couleurs du psychédélisme.

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Four way street (Crosby Stills Nash and Young), live au couronnement posthume

Disque d’or immédiat comme les deux précédents albums et numéro 1 des ventes en Amérique durant l’été 1971, ce double live est un couronnement posthume à son arrivée dans les bacs.Tourmentés et paranoïaques, Crosby Stills Nash and Young, les quatre héros de la culture hippie n’ont pas supporté la seule promiscuité d’une tournée l’année passée. À guichets fermés. Et l’album, enregistré au Fillmore East de New York, puis à Chicago et à Los Angeles, est achevé sous la houlette de Bill Halverson accompagné des seuls Crosby et Nash. Stephen Stills leur reprochera longtemps de s’être accommodés de bandes sur lesquelles il n’était pas à son summum.