Troupeau Bleu (Cortex), French groove et mine de samples

Lorsqu’il fonde le groupe de jazz-funk Cortex en 1974, Alain Mion est loin de se douter qu’il deviendra une véritable source d’inspiration pour les rappeurs outre-Atlantique. Enregistré en deux jours et paru en 1975, le premier album « Troupeau Bleu » est devenu culte au fil des ans, et s’est vu redécouvrir notamment grâce au hip-hop, qui l’a abondamment samplé de Madlib à MF Doom, et plus récemment, Rejjie Snow.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :9 min de lecture

Inspiration Information (Shuggie Otis), splendide LP de funk avant-gardiste

C’est une histoire surprenante, Shuggie Otis, un “fils de” qui enregistre trois albums sublimes et s’évanouit. Exhumé par le leader des Talking Heads David Byrne, "Inspiration Information", splendide LP de funk avant-gardiste marquera l'apogée de la fulgurante carrière musicale du prodige.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :11 min de lecture

Je m’voyais déjà (Charles Aznavour), l’essence de son répertoire classique

Les années 50 fêtent Trenet, Brassens, Bécaud, Brel ou Montand, et si le nom de Charles Aznavour commence à se faire remarquer, il n’est pas encore une vedette à part entière. Contrairement aux chanteurs précités, il n’arrive pas à faire émerger sa personnalité. Pour lui, le parcours va être long et difficile, comme si une sorte de sixième sens le lui inspirait.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :14 min de lecture

Bande sonore du Mépris (George Delerue), répétitive, obsédante et désespérée

En 1963, Godard plane haut sur le cinéma mondial. Le compositeur George Delerue, lui, élève de Darius Milhaud, est demandé partout, de l'écran à la scène où il vient d'accompagner les adieux de Jean Vilar. Leur géniale collaboration est un coup du hasard (l'annulation d'une commande) et donnera naissance à l’une des partitions les plus connues du compositeur. Le thème de Camille, repris par Martin Scorsese dans son film ‘’Casino’’, est à inscrire au panthéon des musiques de film.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :8 min de lecture

Live from Mars (Ben Harper & The Innocent Criminals), rock bariolé incandescent

Après quatre albums studios et de multiples tournées à travers le monde, l’album concert pourrait sembler un passage obligé. Plus qu'un simple live, Ben Harper Live from Mars regroupe 13 titres en solo et 12 titres électriques avec The Innocent Criminals.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :7 min de lecture

Refavela (Gilberto Gil), rencontre avec l’ascendance africaine

Nombreuses sont les rencontres qui ont conduit à Refavela. Le Nigeria, Fela Kuti, la musique jújú, l'afrobeat, le highlife et les percussions yoruba, les blocs de carnaval de Salvador, le funk et la soul. Mais ce qui a finalement guidé toute la production et la composition de ce classique, c'est la rencontre intense de Gilberto Gil avec son ascendance africaine.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :13 min de lecture

Album Branco (Caetano Veloso), expression éclatante du grand chaos tropicaliste

L’heure de l’exil approche mais avant, Caetano Veloso décide de sortir un dernier disque en forme de testament du tropicália. Il enregistre le squelette des chansons accompagné de Gilberto Gil à la guitare acoustique et envoie les bandes au producteur et arrangeur attitré du mouvement, Rogerio Duprat, qui les habillent pour en faire le fameux “album blanc”. Le dernier disque et sans doute le plus abouti de l’éphémère mouvement tropicália, né seulement deux ans plus tôt.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :9 min de lecture

Perfect Angel (Minnie Riperton), deuxième EP de la soul woman dotée d’une voix aux quatre octaves

Deuxième LP de la soul woman Minnie Riperton, Perfect Angel sort en 1974. Album de platine la même année, “Perfect Angel” est supervisé par un certain Stevie Wonder qui, non content d’endosser les habits de multi-instrumentiste et de producteur, offre deux titres mémorables, Take A Little Trip et Perfect Angel, à celle qui venait de contribuer à son récent “Fulfillingness’ First Finale”.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :11 min de lecture

Vu de l’extérieur (Serge Gainsbourg), album de transition

Sorti en 1973, Vu de l'extérieur est à tous égards un album de transition. La vie est transitoire, Gainsbourg le sait, lui qui, quelques jours après l'enregistrement, a une crise cardiaque. Esthétiquement, cet album l’est tout autant coincé entre L'Histoire de Melody Nelson et Rock Around the Bunker, il semble hésiter entre sexe et sentiment, humour grinçant et désabusement.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :9 min de lecture

Talking Timbuktu (Ali Farka Touré, Ry Cooder), à la confluence des blues

Talking Timbuktu, paru en 1994, marque la rencontre au sommet avec le guitariste américain Ry Cooder. Chef-d’œuvre d’épure acoustique et d’arpèges cristallins, Talking Timbuktu illustre à merveille la beauté apaisée de sa région d’origine, entre fleuve et désert, tradition et modernité.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :10 min de lecture

L’air de rien (Tété), candeur et élégance anglo-saxonne

Pour son premier LP, comme Chet Baker dans le jazz, Laurent Voulzy pour la variété, Tété joue de sa nonchalance, de sa décontraction naturelle, de la candeur des débuts pour restituer une ambiance apaisée teintée d’une élégance très anglo-saxonne.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :8 min de lecture

Night Dreamer Sessions (Seu Jorge, Rogê), la sainte épure brésilienne du voz-violão

Le premier est la figure du renouveau de la samba et de la MPB. Le second, compositeur également, est son grand ami depuis 25 ans. Pour cette session intimiste, Seu Jorge et Rogê ont enregistré directement sur bande, en quelques heures et sans traitement de son, comme pour mieux renouer avec la sainte épure brésilienne du voz-violão (voix-guitare).

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :12 min de lecture

Getz/Gilberto (Stan Getz & João Gilberto), mètre étalon mondial de la bossa nova

Succès et qualité sont comme le Soleil et la Lune : ils se courent après sans jamais se rencontrer, sauf, lors de rares éclipses.Tel est le cas de Getz Gilberto, un classique dont le succès commercial doit beaucoup à un concours de circonstances et à quelques malentendus.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :10 min de lecture

Windows of the Mind (Billy Brooks), classique Jazz Funk seventies

De son vrai nom Julius E. Brooks, Billy Brooks est avant tout un musicien de Jazz, mais “Windows of the Mind”, unique album solo du trompettiste, flirte avec le funk. Produit par Ray Charles et interprété par des musiciens cultes cet LP s’est imposé comme l’un des grands classiques Jazz Funk du début des années 70.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :8 min de lecture

This Is Mainstream, pépites jazz exhumées du catalogue Mainstream Records

Compilés par le cinéaste Judd Apatow et sa sœur Mia, les petits-enfants de Bob Shad, les 13 titres de This Is Mainstream réunissent des talents aussi divers que Saundra Phillip, dont le “Miss Fatback” se rapproche du heavy-funk de Betty Davis, Afrique et sa reprise du “Kissing My Love” de Bill Withers assistée par Chuck Rainey

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :6 min de lecture

L’album blanc de Joao Gilberto, impressionniste jusqu’à l’évaporation

Comme souvent chez Joao Gilberto, l’innovation ne vient pas du répertoire mais de l’interprétation. Après tout, Miles Davis ne disait-il pas de lui qu’il pouvait “bien sonner même en lisant l'annuaire" ? Sur cet opus, Joao Gilberto prolonge et radicalise sa démarche, celle de l’épure de la samba, allant vers encore plus d’introspection, donnant à sa musique une dimension presque méditative.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :10 min de lecture

Cymande, précipité de funk, de calypso, de rhythm’n’blues et de reggae

Parfois le hasard fait bien les choses ! C’est sûrement ce que les membres du groupe anglais Cymande ont dû se dire lorsqu’un soir de l’année 1972, alors qu’ils jouent au pied levé dans un club de Londres en remplacement d’une formation rock, ils font la rencontre du producteur John Shroeder.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :8 min de lecture

B.O. de Saturday Night Fever (Bee Gees), disco quintessence

En 1975, les Bee Gees sont en passe de devenir des has-been. Dix ans après un départ fulgurant semé de balles comme I Started A Joke, Love Somebody ou Massachussets, le groupe a épuisé toutes ses cartouches dans un chef-d'œuvre méconnu (« Odessa ») pour se retrouver à la traîne des modes, entre soul délavée et pop essorée (« Trafalgar »). Seulement, les Australo-britanniques sont du genre persévérants.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :11 min de lecture

Sign ‘O’ The Times (Prince), album phare, écartelé entre les genres, génial et décousu

En 1986, après la sortie de Parade et la mise en boîte de sa fantaisie hollywoodienne, Under the Cherry Moon, on ne le tient plus. Il se fait construire un palais – Paisley Park – dans les environs de Minneapolis, organise une ronde incessante de musiciens autour de lui, enregistre jour et nuit. De ces sessions naitra un triple album dont le label obtiendra qu’il le condense en quatre faces : Sign o’ the Times, ultime chef-d’œuvre.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :11 min de lecture

Afreaka (Demon Fuzz), étrange décoction de funk progressif made in UK !

D’abord connu sous le patronyme de Blue Rivers and the Maroons, Demon Fuzz ou les « enfants du diable » livre en 1970 un LP intitulé Afreaka ! comme un cri multiculturel rappelant la richesse de leurs influences Funk, Soul, Afrobeat, Jazz, Rock Psychédélique, Blues, etc. La combinaison est subtile, inédite, surprenante. Comme Cymande, autre groupe de funk britannique tout aussi culte, Demon Fuzz possédait bien des qualités pour percer. L’histoire en voudra autrement.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :10 min de lecture

African Rhythms 1970-1982 (Oneness of Juju), chaînon manquant entre Pharoah Sanders et Kool and the gang

Oneness of Juju est une comète qui a traversé le ciel des années 70, et qui n’a jamais cessé sa course depuis. Le groupe, rebaptisé Plunky and Oneness en 1988 continue d’exister sous la houlette de l’un de ses fondateurs, le saxophoniste James Plunky Branch. African Rhythms 1970-1982 retrace le parcours de ce groupe explosif, à travers ce concentré de morceaux dansants où l’afro-jazz se mêle au funk, au blues, à la soul et aux polyrythmies de la batucada brésilienne.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :14 min de lecture

A Livingroom Hush (Jaga Jazzist), une émeute sonore

Formés au milieu des années 90 autour du noyau dur, le percussionniste Martin Horntveth, de son frère multi-instrumentiste Lars (14 ans à l'époque), de sa sœur Line au tuba, et d'une myriade de musiciens en devenir, le collectif norvégien Jaga Jazzist a connu une notoriété grandissante suite à de nombreuses productions notamment au coté de Bugge Wesseltoft, Motorpsycho, Big Bang. Le collectif ne connais aucune frontière s’adonnant à toutes les formes de musique, de l’électro au nu-jazz en passant par le rock.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :10 min de lecture

Love and Death (Ebo Taylor), symbole de la musique moderne ghanéenne

Moins connu que son compère Nigérian Fela Kuti, le Ghanéen Ebo Taylor est une figure majeure du highlife, proche inspiration de l'afrobeat. Découvert tardivement en Occident, Ebo Taylor, accompagné par l'ensemble allemand Afrobeat Academy, sort en 2010 son premier album international Love and Death, composé de titres anciens et de nouvelles compositions.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :12 min de lecture

Gone Clear (Manu Dibango), kingston escale with Sly & Robbie

Gone Clear, premier des deux albums reggae du légendaire saxophoniste camerounais Manu Dibango est enregistré avec Sly & Robbie, quelle drôle d'idée pour le pape de l'afro-jazz d'aller fricoter avec des musiciens jamaïcains qui à l'époque n'avaient pas 30 ans et se moquaient comme d'une guigne de la musique africaine, lui préférant la soul et le funk de Philly Sound...

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :12 min de lecture

L’homme à tête de chou (Serge Gainsbourg), album concept round 2

L'Homme à tête de chou est cette sculpture de Claude Lalanne que l’on sait installée rue de Verneuil. C’est aussi le troisième album concept de Gainsbourg, enregistré sous la direction artistique de Philippe Lerichomme. Un disque incontournable pour toute une génération, éclectique et inventif.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :10 min de lecture

Aux armes et caetera (Serge Gainsbourg), phrasé « talk over » et rythmiques reggae

À l'époque où Serge Gainsbourg décide d'enregistrer aux armes et caetera, sa cote d'amour navigue à marée basse, ses derniers disques - Rock Around the Bunker, L'homme à tête de chou - étant autant d'échecs commerciaux. Seule sa maison de disques Philips semble encore croire en lui en tant qu'interprète.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :9 min de lecture

After the Gold rush (Neil Young), l’esprit de Topanga Canyon

En 69, Neil Young partage son temps entre Crosby, Stills, Nash (& Young) et, parallèlement, ses séances d’enregistrement matinales, le plus souvent en compagnie de Stephen Stills et du guitariste de Grin, Nils Lofgren, passé au piano. De ces séances paraît en septembre 1970 After The Gold Rush, troisième album solo de Neil Young. Ce disque tourmenté, qui bénéficie de l’exceptionnelle publicité octroyée par le succès de Crosby, Stills, Nash & Young, sert de miroir à toute une génération.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :8 min de lecture

The Dark Side Of The Moon (Pink Floyd), chef-d’œuvre floydien

Lorsque EMI publie The Dark Side Of The Moon le 24 mars 1973, d’innombrables fans du Floyd en ont déjà entendu des extraits. Peu d'entre eux se doutent que ces nouveaux titres de leur groupe fétiche se vendront à plus de 25 millions d’exemplaires et que Pink Floyd deviendra un dinosaure, un titan mondial, presque une marque déposée.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :11 min de lecture