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Stax Records, label incontournable de la musique noire américaine

Fondé en 1959, Stax Records a consolidé la réputation musicale de Memphis comme aucun autre label avant lui. Tout commence par une histoire de famille. Jim Stewart, un joueur de banjo branché country music, et sa sœur, Estelle Axton, ont un magasin de disques appelé Satellite.Quand ils décident de lancer un label discographique (pas encore Stax Records), c’est d’abord vers la country qu’ils se tournent. Mais le magasin est situé dans un quartier peuplé en grande majorité par des Noirs, et c’est dans le R&B que le duo va vite se spécialiser.

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Blue (Joni Mitchell), harmonies virginales et poésie désabusée

Après ses trois premiers albums, Joni Mitchell éprouve le besoin de prendre de la distance vis-à-vis d’un succès aussi croissant qu’angoissant. Elle témoignera quelques années plus tard au sujet de ce sentiment d’insécurité : « A l’époque, je me sentais sans défenses, comme l’emballage de cellophane d’un paquet de cigarettes, comme si je n’avais plus aucun secret pour le monde. Je n’étais ni forte ni heureuse. »

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Discothèque idéale selon Anthony Joseph

Les disques qui comptent pour Anthony Joseph, le Trinidadien de Londres dont la verve tropicalisée et le verbe créolisé s’inscrivent dans le tout-monde. Collectionneur de vinyles, le chanteur a la classe de proposer une sélection de classiques, plus que de faire étalage de raretés pour frimer en société.

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Smackwater Jack (Quincy Jones), une dream team de musiciens jazz triés sur le volet

Plus encore que « Gula Matari » (1970, A&M), « Smackwater Jack » marque un tournant dans la discographie de Quincy Jones : c’est la première fois qu’il s’essaye à autant de styles en à peine 42 minutes. Jazz, blues, pop, gospel, musique de film.Quincy Jones combine tous ses savoir-faire avec une confondante facilité, au risque de tomber dans le piège du disque-catalogue, qu’il évite cependant grâce aux efforts combinés de trois producteurs : Phi Ramone, Ray Brown et Jones lui-même.

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Kind Of Blue (Miles Davis), ou la quintessence du jazz modal

Miles vient alors de rencontrer un grand succès commercial avec Miles Ahead (1957) et Porgy & Bess (1958), deux disques enregistrés en grand ensemble sous la direction de l’arrangeur Gil Evans. Mais, en ce début d’année 1959, Miles Davis aspire à réintégrer le studio de la 30th Street avec une formation réduite. Il sait que son sextet est prêt maintenant à donner corps à son projet d’album entièrement basé sur la libre interprétation et les principes de la modalité.

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Força bruta (Jorge Ben), ni politisé ni conformiste

En 1964, un coup d’Etat instaure une dictature militaire au Brésil. Face à la censure, à l’exil forcé, aux emprisonnements, la musique brésilienne se polarise : d’un côté les musiciens engagés tels que Caetano Veloso, Chico Buarque ou Gilberto Gil ; et de l’autre la musique commerciale et naïve de la  » Jovem Guarda « , du ié-ié-ié, représentée par Roberto Carlos, Erasmo Carlos et Wanderléa.

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Abbey Road (The Beatles), l’ultime opus des Fabs four

Sur la pochette, pas de titre ni de nom de groupe. Kosh, le directeur artistique qui a orchestré ce visuel légendaire, a justifié son choix lors d’une interview pour la BBC en 2009, à l’occasion du quarantième anniversaire de la sortie The Beatles Abbey Road : “Je leur ai assuré qu’on n’avait pas besoin d’écrire le nom du groupe sur la pochette. Ils étaient le groupe le plus célèbre du monde, après tout.

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Nia (Blackalicious), rap festif et métissé made in California

DJ Shadow était le plus visible, mais il n’a jamais été isolé. Avant que le fondamental Endtroducing… ne lui apporte la renommée que l’on sait, il était partie prenante de Solesides, label essentiel de la Baie de San Francisco, cette Bay Area où s’était épanouie, depuis Del et Digital Underground, le hip-hop le plus malin et le plus créatif de Californie.

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1999 (Cassius), LP fonctionnel à l’euphorie contagieuse

Difficile d’échapper aux uppercuts calibrés Cassius, star programmée de la house française. C’est curieusement avec ce projet Cassius 1999, le plus sage d’une déjà riche carrière, que Hubert Boombass et Philippe Zdar, parrains de la French touch, devaient remporter leur premier titre mondial avec 1999, un album fonctionnel à l’euphorie contagieuse.

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Maggot Brain (Funkadelic), magnifique bâtardise stylistique et partouze funkadélique

« La Terre Mère est enceinte pour la troisième fois, et c’est vous tous qui l’avez engrossée. J’ai goûté les asticots de l’esprit universel, et je ne me suis pas senti offensé. Car je savais que je devais m’élever au-dessus de tout cela sous peine de me noyer dans ma propre merde ».C’est par cette citation apocryphe que débute Maggot Brain, album marquant la mise sur orbite de la fusée Funkadelic, groupe de légende fondé par George Clinton, premier fils d’une famille de neuf enfants, né dans la misère le 22 juillet 1942 à Kannapolis, minuscule bourgade de Caroline-du-Nord.

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Quincy Jones, celui par qui la musique américaine échappe aux catégories

En soixante-dix ans de carrière, Quincy Jones a arrangé, composé, produit et orchestré pour les artistes américains les plus légendaires : Louis Armstrong, Sarah Vaughan, Ray Charles, Barbra Streisand, Dinah Washington, Stevie Wonder, Ella Fitzgerald, Miles Davis, Frank Sinatra, ­Michael Jackson et tant d’autres encore. Be-bop, jazz, saoul, bossa-nova ou hip-hop, aucun style ne lui résiste.

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Uprising (Bob Marley), second volet d’un triptyque inachevé

Second volet d’un triptyque qu’il ne pourra jamais achever, Uprising est encore plus sombre et plus sobre que Survival. Marley décide de délaisser définitivement les cuivres pour décupler l’impact du socle basse-batterie. Il poursuit ses fusions funk (« Pimper’s Paradise ») et disco (« Could You Be Loved ») en sublimant le jeu de guitare de l’Américain Al Anderson (sur « Zion Train » par exemple).

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Le Choro, père des musiques instrumentales brésiliennes

Le choro est l’une des plus anciennes formes de musique brésilienne à avoir perduré jusqu’à aujourd’hui, en ayant toujours su conserver sa vivacité. Sauts mélodiques et modulations effrénées sont les ingrédients de cette musique instrumentale qui apparaît à la fin du xixe siècle dans les salons de la classe moyenne.

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Sgt pepper’s lonely hearts club band (The Beatles), chef-d’œuvre de pop baroque et disque drogué

La période qui s’ouvre pour les Beatles au mois de novembre 1966 et qui se refermera en février 1968 fait à la fois figure de grand carrefour multisensoriel et de virage radical, pour le groupe comme pour toute la musique pop des années 1960. Durant ces seize mois intensément remplis, les Beatles vont ainsi enregistrer près d’une trentaine de chansons disséminées sur divers singles, EP et B.O. de films, et surtout sur l’album qui cristallise leur mutation en sorciers de studio : Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band.

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Djavan, dernière stars de la MPB lancée par le système des festivals

La chanson Fato consumado (Fait consommé) de Djavan obtint la seconde place à ce même festival Abertura. Djavan (prononcez «di-ja-vane») fut la dernière des grandes stars de la MPB à être lancée par le système des festivals.Comptant parmi les musiciens les plus populaires durant les années 80, Djavan Caetano Viana est aussi un des artistes les plus connus à l’étranger. Ses chansons, avec leurs mélodies radieuses et funky et leur swing brésilien, ont été interprétées par de nombreux artistes internationaux. Il est aussi célèbre pour sa voix claire, hautement expressive, sur des albums comme Bird of paradise et Puzzle of hearts.